Catégorie : Saison 05

Une souris verte… à cause de la Malepierre

Qui courait (vite-vite) dans l’herbe

Grand honneur pour moi-moi d’avoir été désigné ramasseur de balle pour ce match des Mératnicus, mon équipe préférée. Ce soir, on rencontre les Rain Forest United pour la 6ème journée de la ligue Bleusaille. Elles sont redoutables dans leur genre-genre, et elles aiment la course et le jeu de passe comme nous-nous. Skeek. Mais pas autant.

Content-content je suis d’être en bord de terrain. À quelques mètres de moi, le coach Piaka qui prodigue ses dernières consignes à ses coureurs d’égouts. Piaka humain et pas skaven, certes, mais adepte du beau jeu-jeu et de l’audace. Iiiik.

Mais inquiet je suis. Mératnicus pas pu aligner tous leurs joueurs, obligés de recourir à un blitzer mercenaire, Jean-Claude. Heureusement, Gluntch est revenu-revenu ! Gluntch, c’est leur Rat-Ogre… et aussi mon cousin au 2ème degré par ma grand-mère Moulder. Énorme il est alors que moi minus-minus, car tombé dans la Malepierre quand il était petit. J’en profite pour lui faire signe, il fait comme s’il ne m’avait pas vu. C’est un grand timide-timide.

Coup d’envoi, nos skavens réceptionnent le ballon sans encombre. Attaque classique se déploie : les coureurs d’égouts débordent sur les deux flancs. Les lanceurs se font une petite passe pour s’échauffer. Snick Mainfrétille passe devant moi à toute allure, déjà la balle entre les pattes ; je perçois le musc de la guerre qui émane de lui-lui. Les amazones organisent leur défense, mais c’est trop tard-tard : leur Jaguar est repoussée… Touchdown pour les Mératnicus !!! Alors que le match vient à peine de débuter ! Pour fêter la marque, mon cousin croque un juteux halfling peu inspiré de s’être installé au premier rang. Iiiik, iiik, iiik !

Quelques taupes apparaissent sur le terrain, j’en attrape une pour mon propre en-cas. Les RFU réceptionnent la balle en fond de ligne et organisent tranquillement leur cage-cage. Moi, je ne suis pas serein. Les skavens commencent à tomber : KO par-ci, commotion par-là. Mon cousin, malgré sa pui-puissance, n’arrive pas à percer la ligne de défense. Les coureurs d’égouts n’arrivent pas plus à se fau-fau-faufiler. Mainfrétille au sol. Pas beau jeu, le coach Romu ne prend aucun risque. Skeek. Par les poils de fesses du dieu-cornu, voilà mon cousin séché par une simple humaine qui a visé son genou faible ! Et la Python-capitaine qui égalise sans oser une seule passe-passe. Peuh ! J’envoie un crachat en direction du banc de touche des RFU.

Je l’attrape par la queue, j’casse les pattes à ce vicieux

Profite de la mi-temps pour inhaler un peu de poudre de Malpierre. Plus lucide-lucide, je me sens. D’ailleurs, seul je suis à m’apercevoir qu’un humain est venu farfouiller sous le banc de touche des RFU. Il leur a dérobé un sac qui avait l’air lourd-lourd *. J’ai rien dit, tant pis pour elles, bien fait-fait !

Les Mérat’ donnent le coup d’envoi. Maladresse-maladresse ! Je ramasse le ballon-ballon qui est sorti et rechigne à le rendre aux RFU, mais finis par céder car la vieille shamane amazone me lance un regard si perçant que je sens ma fourrure s’hérisser.

Maudites humaines qui appliquent une nouvelle fois leur tactique efficace mais pas belle-belle. Mon cousin perd patience et déchire un de ses coéquipiers. Pas bon. Depuis tout petit, Gluntch présente des problèmes de gestion de la colère-colère. Au tour des coureurs d’égouts d’intervenir et cette fois ils arrivent à sauter par-dessus les jambes et éviter les crochets des humaines. Mainfrétille parvient même à arracher la balle qui tombe sur le gazon-gazon, à quelques mètres de notre en-but ! Les Jaguars avec leurs gros muscles interviennent mais ça tourne court et leur capitaine se retrouve sonnée ! Joie-joie ! … de courte durée, hélas. Mérat’ ratent blocage sur blocage, faucher se font. Iiiik. L’autre Python se saisit de la balle, protégée par les Jaguars et marque à son tour. RFU mènent 2-1. Je rage-rage.

Sur l’engagement qui suit, avec le peu de joueurs restant, les Mérat’ organisent une cage en nid d‘abeille. Reste si peu de temps… attaque de la dernière chance, passe, transmission… mais ratée-ratée. Déçu-déçu. Baroud d’honneur, on fait la passe en direction de mon cousin, le Rat-Orgre… qui réceptionne superbement avant d’enfoncer la ligne des amazones en force ! Beau jeu ! Panache-panache. Hélas l’arbitre porte le sifflet à sa bouche d’elfe pourri.

Perdu on a, mais le museau haut. Record des passes toutes divisions confondues, nous détenons-détenons !!! Sentiments mitigés, je quitte la ligne de touche rapidement, non sans avoir crevé tous les ballons avec mes griffes et pissé abondement sur le linge des amazones pendant qu’elles fêtaient leur victoire. Beau jeu, oui-oui ; fair-play, non-non ! Skaven je suis, skaven je reste-reste…

* Note au lecteur : notre rongeur-narrateur aura surpris Alton Verchulfen dans ses basses œuvres (cf. présentation des Rain Forest United)

LE SUPREM BRAWL IV, une réussite à 4+


Le SUPER BRAWL en est à sa quatrième édition et attire toujours autant de coachs. Bon, un peu moins cette année avec 10 coachs inscrits contre 14 l’année dernière. Mais ils étaient tous présents, eux au moins. Pas de coup tordu à la dernière minute d’un coach qui auraient oublié que c’était le même jour que l’anniversaire de mariage de la grand tante décédée depuis 5 ans, ou bien qu’il devait assurer l’animation d’une journée jeu dans un village paumé. Ce coup-ci, c’est le commissaire Greg qui n’était pas présent.

Cette année interdiction d’avoir deux fois le même peuple, ce qui a donné l’occasion à d’audacieux coachs d’essayer des équipes « pour rigoler » comme les gnomes, les gobelins ou bien les ogres. Tandis que d’autres n’ont pas su profiter de cette occasion et sont rester avec leur équipes fétiches. Au point qu’il y a même eu une deuxième équipe humaine. Ils ont tenté de se faire passer pour des elfes, mais au contrôle ils ont été vite reniflé par les Trolls. Les commissaires ont laissé faire. Super les convictions !

Cette année, les présents étaient : Omaha avec une équipe de gobelins, Bob avec une équipe de gnomes, Elostirion avec une équipe d’Ogre, Pierre avec des elfes noirs, Treize avec des vampires, Astra et des Rois des Tombes, The Alchemist et des Hommes-Lézards, Fumble et des humains, Ludorg avec ses orcs, Antoine et ses humains.

RéSUME

Comme le Super Brawl se joue en hiver, la météo aussi.

Et comme ça rigole pas à Niou Ork, le ballon pour tous les matchs est à pointes.

Ronde 01

MATTATHANE est le premier des 3 quartiers qui accueille la compétition. Situé au sud-est de la cité, Mattathane est un quartier où il fait bon vivre. Une fumée épaisse recouvre le quartier mais ce n’est pas dû à la pollution mais à ce que fume les habitants. La population essentiellement composé d’elfes et d’humains vivent en harmonie avec la nature. Les ruelles sont boisées et fleuris. On entend même le chant des oiseaux tellement c’est calme. Au milieu du quartier se situe un énorme parc plein de verdure. C’est dans ce petit coin de nature que les organisateurs ont trouvé idéal d’y planter les terrains de Blood Bowl. Certes le public est un peu mou, mais ça laisse le temps aux équipes de se chauffer pour la suite.

Ronde 02

Le BRONKSSE est situé au nord de la ville. Proche des docks, c’est le quartier idéal pour accueillir des matchs de Blood Bowl. Les habitants sont réceptifs à la violence, c’est la loi du plus fort qui règne dans cette jungle de briques. Ils n’ont pas de parc de verdure, eux. Ils ont des usines et habitent dans des taudis. Ce qui en fait un public digne de ce sport qui est le notre.

ronde 03

BREWKLEAN accueille la dernière ronde. C’est mon quartier préféré : celui des brasseurs. Pas besoin de consommer, les vapeurs suffisent à enivrer la population. Bien sur, elle est essentiellement composée de nains, mais on y trouve tous les autres peuples. « La bière, ça fédère » peut-on lire sur le mur de la Guilde des Brasseurs de Crawl. Il se fait déjà tard, et pour le public aussi. A ce « stade » du tournoi, on ne sait plus où se situe le spectacle, si c’est sur le terrain ou dans les gradins.

PODIUM

Une belle photo de vainqueur. A noter que pour Treize et The Alchemist il s’agit de leur première saison dans la ligue. Bravo à eux.

Treize aura marqué … 13 touchdown!!! Joli.
Elostirion et Omaha se partage le nombre d’Elimination en n’en comptabilisant 10, mais avec 8 sorties (d’après les chiffres officiels) sur un match contre les gnomes de Bob, on peut dire qu’Elostirion à fait fort.
Les humains d’Antoine ont joué avec la balle pour obtenir 5 réussites.
Et l’équipe qui aura pris le plus cher c’est celle de Bob avec 19 sorties subies dont 2 morts. Une fourchette en bois bien méritée.

D’ailleurs, on peut l’apercevoir juste derrière qui s’apprête à féliciter comme il se doit le gagnant. Fair play : un grand homme ce Bob ! Preuve que le Blood Bowl peu parfois véhiculer des valeurs positives. Parfois.

Une rencontre qui ne rime à rien

Je suis venu pour la victoire, Hugo

Un spectateur un peu particulier était présent au match opposant l’équipe des Orcs Juice menée par coach Ludovic aux Amazones des Rain Forest United de coach Romu : Morulg le Pouète, seul Peau-Verte du Vieux Monde connu pour ses (pseudo) talents littéraires.

Sachant qu’un orc est immédiatement massacré par ses congénères si l’on découvre qu’il est capable de scribouiller plus de trois mots sur un parchemin (car un orc doté d’une étincelle d’intelligence est toujours suspect), Morulg fait donc office de surprenante exception de longévité dans ce domaine. L’incrédulité se dissipe quand on connaît sa mère – célébrée sous son nom de guerre « l’Orque-Ogresse » – qui le couve d’un amour inconditionnel et écœurant.

Comment un tel individu, surnommé in peto Gros Fayot ou Brindille Bavarde, a-t-il pu voir le jour ? L’explication tient peut-être dans sa légende, car, dit-on, son père serait un elfe sylvain fou (et au goût en femmes très discutable) qui lui aurait enseigné les rudiments de la poésie asraï et de la langue Eltharin (avec plus ou moins de réussite).

Et pas de bol : Morulg a débarqué en tribune de presse sans y être invité pour nous proposer de commenter le match à sa façon ! J’ai d’abord exprimé un non catégorique, puis il a désigné sa mère postée en bord de terrain, alors j’ai accepté avec empressement. Voici donc son compte-rendu que nous avons (très fortement) adapté pour qu’il soit un minimum compréhensible par des êtres civilisés. Que notre noble lectorat nous excuse par avance pour le non respect des pieds (qui puent), les syllabes orques sont complexes à traduire car le plus souvent composées à base de rots…

Demain, dès l’aube, j’te bastonnerai

– par Morulg le Pouète –

Jolie nuit de fol match sous un soleil paisible
Rebelles Amazones, fiers Orcs irascibles
Prêts à se confronter, déposer le ballon
Sur le gazon, gaiement, sans prendre trop de gnons

Les Orcs Juice affaiblis ont loué en secret
D’un sorcier de grand feu les talents peu discrets
D’envoi balle sortie, au petit gobelin
la gonfle redonnée, de son troll orphelin

La cage s’est formée, au centre le minus
Derrière les bigs boss, protégé son anus
Hélas les Amazones, rusées et revêches
Ralentissent l’orgueilleux tank ne trouvant brèche

Sur farouches sirènes, boule de feu lancée
Mais le sort est fané, sans heurt enregistré
Le Gob tournicote, la ligne de défense
serre les rangs, Jaguars prêtent à percer panse

Panique, passe, course de dernière chance
Ô Nuffle qui réfute cette impatience
Ainsi mi-temps se finit, malgré plusieurs KO
Celles de la jungle tiennent : zéro zéro

Protagonistes sur le terrain retournent
Trois filles assommées et sur le bord séjournent
Quand bien même : onze, le beau chiffre respecté
Le ballon est botté dans les cieux azurés

Avec assurance, RFU s’élancent
À l’assaut de l’en-but des Vertes-Peaux rances
Or l’attaque hésite ; gauche, centre, droite ?
Car les Orcs brandissent gros poings qui déboîtent

Est-ce le trac, la peur, qui saisit la Python ?
Ou bien l’amertume de devoir le ballon
Conserver en son sein sans pouvoir transmettre
À ses amies qui n’avancent plus d’un mètre ?

L’hésitation est mauvaise conseillère
L’Orc numéro six, surgit, fait mordre poussière
Cuir roule par terre, fuit les uns les autres
S’en suit mêlée, la Piranha se vautre

Frappée dans sa course, son triste sort sera
de louper prochaine journée de championnat
Est-ce la fin ? Tout ça pour ça ? La mort du fun ?
Alors que cette soirée est encore jeune ?

Soudain, comme un éclair, une réponse à Nuffle
Se dressa une Jaguar, prête à un exploit, seule
Quatre de la jungle, blitze avec panache
Par force par rage, la balle elle arrache

Grâces avaient-elles été rendues aux Grands Anciens ?
Offrandes d’encens, fleurs ou cœur de gobelin
Avant de pénétrer sur le gazon sacré ?
Les furieuses auront longtemps à regretter

Ce manque de piété, car les dieux sont jaloux
Savent se venger ; faire chuter dans la boue
Celle qui pensait être la prochaine vedette
Voilà notre belle amie balle en main et prête

À se ruer de suite vers l’horizon chantant
Hélas point de gloire ni d’applaudissements
Car il est bien tard ici et l’arbitre siffle
la fin de la partie laissant notre sylphe

À ses larmes amères de ne pas avoir pu
Gagner l’en-but des orcs, destin interrompu
Ce match s’est achevé sans offrir de victoire
À aucun des deux coachs au score dérisoire

Bonne Année 2026 ?

Moi j’aime pas trop. Déjà comme tous les ans, on change d’année. A peine a t on eu le temps de s y habituer qu’il faut à nouveau modifier les derniers chiffres. J’aime pas. C’est comme les jours … toujours pas compris pourquoi on doit changer de numéros tout les jours. Vraiment j’aime pas.

En plus, un ami néchronomathémanticien m’a expliqué que 2026, ça donnait 1. Si ! Je vous jure que quand il m’a expliqué j’ai tout compris. Mais pour lui c’était super parce que ça voulait dire qu’on allait démarrer une nouvelle période. Et que tout était possible. Page blanche. C’est sur qu’il a jamais joué à Blood Bowl pour me venter les mérites du 1. Si 2026, c’est le signe du 1… autant passer à 2027 direct.

Une fois que j’ai dit ça, je vais quand même me plier à la demande de mes collègues coachs. C’est leur coté traditionaliste, et hypocrite. Ils vous souhaitent à vous, les coachs ainsi qu’à ceux qui se seraient perdu à lire ça, d’être à l’heure pour rendre vos feuilles de match, d’être aussi motiver pour jouer dans la joie et la bagarre, de laisser gagner les commissaires un peu plus, et surtout une belle et heureuse année 2026 !!!

Et moi, je vous souhaite un joyeux POISSON D’AVRIL !!!! Je vous ai dit j’aime pas…