Catégorie : Saison 05

Une rencontre qui ne rime à rien

Je suis venu pour la victoire, Hugo

Un spectateur un peu particulier était présent au match opposant l’équipe des Orcs Juice menée par coach Ludovic aux Amazones des Rain Forest United de coach Romu : Morulg le Pouète, seul Peau-Verte du Vieux Monde connu pour ses (pseudo) talents littéraires.

Sachant qu’un orc est immédiatement massacré par ses congénères si l’on découvre qu’il est capable de scribouiller plus de trois mots sur un parchemin (car un orc doté d’une étincelle d’intelligence est toujours suspect), Morulg fait donc office de surprenante exception de longévité dans ce domaine. L’incrédulité se dissipe quand on connaît sa mère – célébrée sous son nom de guerre « l’Orque-Ogresse » – qui le couve d’un amour inconditionnel et écœurant.

Comment un tel individu, surnommé in peto Gros Fayot ou Brindille Bavarde, a-t-il pu voir le jour ? L’explication tient peut-être dans sa légende, car, dit-on, son père serait un elfe sylvain fou (et au goût en femmes très discutable) qui lui aurait enseigné les rudiments de la poésie asraï et de la langue Eltharin (avec plus ou moins de réussite).

Et pas de bol : Morulg a débarqué en tribune de presse sans y être invité pour nous proposer de commenter le match à sa façon ! J’ai d’abord exprimé un non catégorique, puis il a désigné sa mère postée en bord de terrain, alors j’ai accepté avec empressement. Voici donc son compte-rendu que nous avons (très fortement) adapté pour qu’il soit un minimum compréhensible par des êtres civilisés. Que notre noble lectorat nous excuse par avance pour le non respect des pieds (qui puent), les syllabes orques sont complexes à traduire car le plus souvent composées à base de rots…

Demain, dès l’aube, j’te bastonnerai

– par Morulg le Pouète –

Jolie nuit de fol match sous un soleil paisible
Rebelles Amazones, fiers Orcs irascibles
Prêts à se confronter, déposer le ballon
Sur le gazon, gaiement, sans prendre trop de gnons

Les Orcs Juice affaiblis ont loué en secret
D’un sorcier de grand feu les talents peu discrets
D’envoi balle sortie, au petit gobelin
la gonfle redonnée, de son troll orphelin

La cage s’est formée, au centre le minus
Derrière les bigs boss, protégé son anus
Hélas les Amazones, rusées et revêches
Ralentissent l’orgueilleux tank ne trouvant brèche

Sur farouches sirènes, boule de feu lancée
Mais le sort est fané, sans heurt enregistré
Le Gob tournicote, la ligne de défense
serre les rangs, Jaguars prêtent à percer panse

Panique, passe, course de dernière chance
Ô Nuffle qui réfute cette impatience
Ainsi mi-temps se finit, malgré plusieurs KO
Celles de la jungle tiennent : zéro zéro

Protagonistes sur le terrain retournent
Trois filles assommées et sur le bord séjournent
Quand bien même : onze, le beau chiffre respecté
Le ballon est botté dans les cieux azurés

Avec assurance, RFU s’élancent
À l’assaut de l’en-but des Vertes-Peaux rances
Or l’attaque hésite ; gauche, centre, droite ?
Car les Orcs brandissent gros poings qui déboîtent

Est-ce le trac, la peur, qui saisit la Python ?
Ou bien l’amertume de devoir le ballon
Conserver en son sein sans pouvoir transmettre
À ses amies qui n’avancent plus d’un mètre ?

L’hésitation est mauvaise conseillère
L’Orc numéro six, surgit, fait mordre poussière
Cuir roule par terre, fuit les uns les autres
S’en suit mêlée, la Piranha se vautre

Frappée dans sa course, son triste sort sera
de louper prochaine journée de championnat
Est-ce la fin ? Tout ça pour ça ? La mort du fun ?
Alors que cette soirée est encore jeune ?

Soudain, comme un éclair, une réponse à Nuffle
Se dressa une Jaguar, prête à un exploit, seule
Quatre de la jungle, blitze avec panache
Par force par rage, la balle elle arrache

Grâces avaient-elles été rendues aux Grands Anciens ?
Offrandes d’encens, fleurs ou cœur de gobelin
Avant de pénétrer sur le gazon sacré ?
Les furieuses auront longtemps à regretter

Ce manque de piété, car les dieux sont jaloux
Savent se venger ; faire chuter dans la boue
Celle qui pensait être la prochaine vedette
Voilà notre belle amie balle en main et prête

À se ruer de suite vers l’horizon chantant
Hélas point de gloire ni d’applaudissements
Car il est bien tard ici et l’arbitre siffle
la fin de la partie laissant notre sylphe

À ses larmes amères de ne pas avoir pu
Gagner l’en-but des orcs, destin interrompu
Ce match s’est achevé sans offrir de victoire
À aucun des deux coachs au score dérisoire

Bonne Année 2026 ?

Moi j’aime pas trop. Déjà comme tous les ans, on change d’année. A peine a t on eu le temps de s y habituer qu’il faut à nouveau modifier les derniers chiffres. J’aime pas. C’est comme les jours … toujours pas compris pourquoi on doit changer de numéros tout les jours. Vraiment j’aime pas.

En plus, un ami néchronomathémanticien m’a expliqué que 2026, ça donnait 1. Si ! Je vous jure que quand il m’a expliqué j’ai tout compris. Mais pour lui c’était super parce que ça voulait dire qu’on allait démarrer une nouvelle période. Et que tout était possible. Page blanche. C’est sur qu’il a jamais joué à Blood Bowl pour me venter les mérites du 1. Si 2026, c’est le signe du 1… autant passer à 2027 direct.

Une fois que j’ai dit ça, je vais quand même me plier à la demande de mes collègues coachs. C’est leur coté traditionaliste, et hypocrite. Ils vous souhaitent à vous, les coachs ainsi qu’à ceux qui se seraient perdu à lire ça, d’être à l’heure pour rendre vos feuilles de match, d’être aussi motiver pour jouer dans la joie et la bagarre, de laisser gagner les commissaires un peu plus, et surtout une belle et heureuse année 2026 !!!

Et moi, je vous souhaite un joyeux POISSON D’AVRIL !!!! Je vous ai dit j’aime pas…

Les Chèvres du Pentagramme

De quoi vous rendre chèvre

Les Beasts of the Beasts savent recevoir ! L’avant-match de cette quatrième
journée fut l’occasion de démontrer leur sens de hospitalité : rituels de sang, vente de
pulls moches de Noël en cachemire, distribution de lait de chèvre au public… avec en
point d’orgue la prestation remarquée du groupe Korn. Accompagnée d’un fier aréopage
constituant leur staff, la harde des Beasts pénétra sur le terrain sous les brames rauques
de leurs fans, particulièrement d’un groupe de légionnaires (du chaos) amourachés.
La hasard désigna les amazones des Rain Forest United pour donner le coup
d’envoi. Grâce à leur habile botteuse, la balle atterrit en fond de ligne. Entraînée par
l’enthousiasme des spectateurs, la première ligne des Beasts donna joyeusement la
charge. Euphorique, Minos le Minotaure, emporté par son élan, fut le premier surpris de se
retrouver isolé dans le camp des amazones. Les puissantes Jaguars entrèrent dans la
danse et un furieux boxon se formait déjà en milieu de terrain.
Pendant ce temps, une course poursuite s’organisait pour le contrôle de la balle. À
ce petit jeu, ce fut Gor’Gor le Chef qui avec autorité posa la patte sur le ballon. Grâce à
une passe surprenante, une biquette esseulée s’enfuit vers l’en-but adverse. Ni une, ni
deux, la plus proche des Jaguars vint coller l’inconvenante contre la ligne de touche.
Insuffisant : avec l’agilité d’un chamois, Mor’Gor sautilla par-dessus les guibolles bronzées
pour ouvrir le score.
Sur le renvoi, les amazones se rebiffèrent. Anayanzin Raining Blood éplucha le n°5
des Beasts en descente de lit. Après une attaque côté gauche et une judicieuse
transmission aux petits oignons, la n°8 des RFU vint égaliser, profitant du grand ménage
opéré par les Jaguars. Égalité (mais pas fraternité) à la mi-temps.

Les Lettres de mon Bourrin

Rien n’était donc joué . Sur leur banc, les amazones buvaient du maté et
rêvaient de retourner l’étable. Malgré deux filles KO, elles réussissaient à aligner une
équipe complète et bénéficieraient de la possession de balle. Avec un peu de malice, la
victoire était à portée de plume.
Et comme d’habitude, rien ne passa comme prévu.
Coach Romu donna pour consigne de percer une nouvelle fois à bâbord. Sauf que
les filles pêchèrent point de vue coordination et s’encastrèrent sur un rempart de cornes.
Une Jaguar se retrouva bien vite en bord de touche et préféra feindre la syncope plutôt
qu’être accueillie dans les gradins par les légionnaires en ébullition. Une fille de la jungle
trop confiante se fit renverser et échoua à l’infirmerie. La fébrilité s’empara des
amazones : sur une simple transmission arrière, la balle leur échappa.
Le narrateur doit interrompre son récit pour souligner l’importance de ce que l’on
nomme les moments de vérité. Car il est dans les matchs de Blood Bowl comme dans la
vie – au gré du caprice du destin ou d’un jet de dés de crotte (de bique) – de ces instants
où le sort d’une bataille se renverse soudain, le soleil cède à une météo de Bretonnie,
Blanquette dévore le loup.
Qu’elle était jolie cette numéro 11 avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier,
ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient
une houppelande *. Toute courageuse, elle s’élança pour affronter cornes en avant la
meilleure botteuse de Lustrie… et l’empala sur le pré. « Je vois des morts » souffla un petit
garçon au premier rang. On convoqua urgemment la vieille shaman amazone qui déploya
ses dons acupuncture pour lutter contre les verrues. En vain. Nojoch avait rejoint la
Grande Canopée et jouait à présent de l’ocarina avec ses Ancêtres.

Le n°7, Bul’Gor la brute, s’empara avec assurance du cuir et fonça comme un cabri
vers l’en-but. Une Jaguar tenta de lui chatouiller l’anneau nasal mais s’emmêla
lamentablement les pinceaux. 2-1 pour les Beasts of the Beasts qui conservèrent
tranquillement l’avantage jusqu’à l’issue du match.
Un tonnerre d’applaudissements dégringola des tribunes pour célébrer la
(provisoire) première place de division des Beasts. Coach Fumble venait de prouver
qu’une victoire contre-nature était possible en imposant un style subtil (on exagère peut-
être) et ceci malgré un minotaure converti à la non-violence. Quant aux amazones, elles
remballèrent vite fait pagnes et perroquets. La bamboche, c’était terminée. Interviewé par
nos journalistes, coach Romu philosopha à la Cantona : « Quand les chèvres suivent le
chalutier, se taper une équipe dont l’acronyme est BoB n’est pas le gage d’un triomphe
certain ». Je laisse au lecteur la libre interprétation de ce propos…

*Merci, Alphonse D.

SAMAIN IV, un équilibre des saveurs

Le week-end du … non… c’était un samedi … ou un dimanche ? Bon, c’était il y a 2… ou 3 semaines ?
Vers la Samain. 10 coachs… non 9, non 10… 9. C’est bon on s’arrete là ? Encore une fois les inscriptions au tournoi n’ont pas été des plus aisées. Tout ça pour finir à 9 coachs. Dommage, mais cela ne nous a pas empêché de jouer.

Les 9 coachs inscrits… non, présents… étaient : Bob (Horreur Necromantik), Fumble (Mort-Vivant), Jerom (Nordik), Ace (Nainsmazone), Greg (Ork), Astra (Hommes Lézard), Ethan (Bas-Fond) et Antoine (Humain). Et comme vous pouvez le constater Manu n’était pas la. J’avoue avec Greg, ça nous a soulagé. Par contre, il a fallut faire un discours à sa place. Celui d’un autre Manu a très bien fait l’affaire. On y a vu que du feu. Extraits :

Durant plusieurs semaines, nous avons préparé, agi. Les personnels des hôpitaux, médecins, infirmiers, ambulanciers, les agents des Samu et de nos hôpitaux, les médecins de ville, l’ensemble des personnels du service public de la santé en France sont engagés avec dévouement et efficacité. Je veux aussi, ce soir, saluer le sang-froid dont vous avez fait preuve. Tous, vous avez su faire face en ne cédant ni à la colère, ni à la panique. Cependant, mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir avec beaucoup de gravité, de lucidité mais aussi la volonté collective que nous adoptions la bonne organisation, nous ne sommes qu’au début…

Mes chers compatriotes, toutes ces mesures sont nécessaires pour notre sécurité à tous et je vous demande de faire bloc autour d’elles. On ne vient pas, en effet, à bout d’une crise d’une telle ampleur sans faire bloc. On ne vient pas à bout d’une crise d’une telle ampleur sans une grande discipline individuelle et collective, sans une unité. 

La France Ligue unie, c’est notre meilleur atout dans la période troublée que nous traversons. Nous tiendrons tous ensemble.

Vive la République ! les Commissaires, surtout Bob !
Vive la France ! L’Union de la Châtaigne !

C’est beau!!!

Les règles pour inscrire son équipe étaient celle de la parité danoise. Une règle officielle trouvée sur le site de la NAF.

Nos chers reporters gobelins voulant testé « La Pelle Forte », la nouvelle bière sponsor du tournoi nous n’avons pu recueillir que très peu de données sur les évènements de la journée. Le résumé que nous avons eu est qu’elle avait un « bel équilibre des saveurs et une amertume puissante, à consommer fraîche entre 9° et 11°, avec des grillades ou du fromage ». Mouais, je doute qu’il est fait aussi froid. Mais c’est vrai qu’une petite saucisse grillée pour regarder un match de Blood Bowl, c’est sympa !

Photo non contractuelle.

RéSUME

De la nouveauté dans les coups d’envois et la météo.

Ronde 01

Ronde 02

ronde 03

PODIUM

Ben, Jerom, Greg et au loin Fumble. Tiens ?! Y a pas Manu.