Catégorie : Saison 06

Les 6 Trouilles, pas mieux !

Note de la rédaction : Le résumé du tournoi a pris du retard à cause qu’on manque de gobelins à l’imprimerie. Ils ont tous été récrutés pour FDM 3000. Heureusement que certains ont réussi à s’échapper, grâce à nos soins, des geôles du monstrueux, du tyrannique, de l’infâmetigable Skavangers. Promis, on te les rendra une fois qu’on aura fini… Ha bon ?!!!

Le tournoi de Samain a laissé place aux tournois des 6 Trouilles. Comme ça juste par envie de changer de nom. Parce qu’en vrai c’était pareil. Le tournoi s’est déroulé du 18 octobre au… 18 octobre. Ca ne dure qu’une journée du 09h00 à 18h00, normalement quand les coachs respectent le temps. Et c’était bien suffisant pour certains.

12 inscrits pour cette première édition. Nous avons pu voir Khimar avec des amazones (coquin), Skavangers et des Bretonniens (lapin vaut mieux deux humains), Le Porg et des skavens (vif comme rapide), Treize et les snotlings (Invasiooooon), Elostirion et la noblesse impériale (Ouillé ! Ouillé ! ), Omaha et les Rois de Tombes (un très bon choix !!!), Bob et SES horreurs nécromantiques, Ace et des nurgles (beurk !), Ludorg et SES orques, Fumble et des nains (ça change rien), Ethan et des nordiques (ça jette un froid) et enfin The Alchemist et des nains du chaos (caliente).

Il y a eu pour cette édition beaucoup de changements dont un véritablement notable. A l’aide !!!

Non, ce n’est pas le nom du tournoi, nous l’avons déjà évoqué.
Non, ce n’est pas Ace qui a pensé cette fois à venir avec ses figurines.
Non, ce n’est pas Omaha qui ne remporte pas le trophée (et n’est même pas sur le podium). Non Non Non…

Je vous laisse chercher un peu en attendant de regarder ces quelques photos.


Alors ? Il y un indice dans une des photos.

NON, ce n’est pas de jouer avec les règles de la saison 03 de Blood Bowl. VOUS ETES NULS !!!

Le tournoi a été entièrement géré via l’application FDM 3000. Il a juste pas fait les courses, et il ne rappel pas encore automatiquement les coachs à renvoyer leur fiche d’inscription en temps et en heure. Heureusement qu’Omaha sait bien aboyer et qu’il a l’air plus méchant que son chien. En même temps c’est facile. Trop mignon le toutou, gouzi gouzi gouzi, fait le beau vas-y, fait le beau… non pas toi Omaha.

Par contre, pour les appariement et le suivi du tournoi FDM 3000 a montré tout son potentiel. Ça a été un vrai gain de temps pour les organisateurs. De plus, la fonction chronos une fois essayée, c’est l’adopter. Adopter nous aussi. Tous les coachs ne l’ont pas essayé, ça s’est vu sur la durée de certains matchs. C’était une première, une sorte de test grandeur nature, qui a parfaitement fonctionné. Vous pouvez être fière les gobelins… m’enfin ne dormez pas sur vos lauriers : vous avez un article à imprimer. Au boulot bande de feignasses !!!

Le tournoi a repris les règles de l’EuroBowl 2026. Le coup d’envoi classique et la météo des cimetières.

Ronde 01

Le bat’ballon. C’est mignon des chauves souris, ça fait des guilis dans le cou…

A noter, un gros démarrage de Bob avec les mordicus. et puis plus rien…

Ronde 02

ou le ballon à dents. Entre la rage ou le tétanos, avec lui c’est les deux.

au secours délivrez nous !!!!

Ronde 03

En ronde 3, la ballon citrouille. Il y a eu des matchs où les citrouilles étaient particulièrement pourries. Il a fallut les changer jusqu’à 3 ou 4 fois.

SOS m’aider m’aider !!!

Résultats

Le classement des Meilleurs grâce à l’intrépide l’esclavagiste calculateur de statistiques : FDMoncul.

Le classement final du tournoi. Remarquez comme Omaha est loin du podium. Bob aussi, mais il progresse. Greg méchant méchant méchant quant à lui est deuxième. Bravo

Pour les autre, vous savez lire. Sinon, y’a l’image en dessous des 3 premiers. Et du bon dernier.

Et bon dernier, le gars qui a voulu jouer avec une équipe perdante.

Il remporte la fourchette en bois.

Merci de ramener votre vaisselle, propre !!!!, pour le prochain tournoi des 6 Trouilles.

LIBERTÉ

Note de la rédaction : nous sommes désolés pour ces messages à caractère subversifs qui se sont glissés dans le texte. Nous les avons découvert bien trop tard pour le modifier. Nous allons retrouver les fautifs, forcement des gobelins humains, et les châtier comme il convient.

Cours toujours.

Sans pitié, sans rancune.

C’était sans doute l’une des affiches les plus attendues de cette deuxième journée : The Red Is Dead contre les Talions Dha’Chill. 

Officiellement, il ne s’agissait que d’un simple match de saison régulière. Officieusement, c’était l’occasion pour les deux coachs de régler un différend qui couve depuis le début de la saison. En cause : le désormais célèbre « incident des rosters », sur lequel le Torchon a déjà fait un article. Pour en savoir plus, abonnez-vous au Torchon. On vous l’a déjà dit, bordel de merde !!! Qu’attendez-vous ?

D’un côté, Bob, battu lors de la première journée par les biquettes de Fumble et bien décidé à mettre du poing sur la tronche. De l’autre, Ben le Reptile, vainqueur de son entrée en matière face aux buveurs de sang de XIII et confortablement installé dans le haut du classement.

Ben, conscient qu’aucun cadeau ne lui serait fait, arriva au stade avec son équipe, un esprit combatif à toute épreuve… et quelques minutes de retard.
Bob affichait une motivation particulièrement inquiétante. Selon plusieurs témoins, il aurait passé l’échauffement à regarder le camp adverse avec un regard… inquiétant, avec à la main une tasse fumante d’un breuvage dont la composition semblait être tout aussi inquiétante. A retrouver à la fin de l’article.

Afin que la rencontre puisse se dérouler dans des conditions pas pires que d’habitudes, les organisateurs avaient pris plusieurs mesures de sécurité. L’introduction dans le stade de sacs à dos, tote bags et bananes fut strictement interdite. La petite sacoche qu’on porte autour de la taille, pas le fruit. Heureusement. Parce que nous sommes tout de même en démocratie. Qu’est-ce que les spectateurs pourraient bien jeter sur les joueurs si les bananes étaient interdites ? Leur voisin ? Remarquez… C’est une idée à creuser.

De plus, ils avaient également tout prévu pour empêcher les deux coachs de se croiser avant le coup d’envoi. Tout. Sauf un détail, les loges des coachs étaient situées juste à côté l’une de l’autre. Le Torchon a donc pu assister à un échange verbal d’une rare violence, digne des plus grands poissonniers du marché de Niou Ork. Des propos si choquants que nous avions initialement décidé de ne pas les publier. Puis nous avons réalisé que ça ferait vendre.

Petit extrait :

Bob : « J’espère que tu as une bonne assurance-vie, parce que je serai sans pitié ce soir. »
Ben : « Oui, ça va merci. J’ai la même depuis cinq ans et j’en suis plutôt satisfait. »
Bob : « Ah oui ? Laquelle ? Avec les enfants qui grandissent, la mienne ne correspond plus vraiment à mes besoins. »
Ben : « Les Assurances Eugène Régène. Très efficaces, disponibles jour et nuit. Un peu chères, mais je n’ai vraiment pas à m’en plaindre. Je crois qu’ils sont spécialisés dans les non-morts, mais il y a peut-être moyen de s’arranger. »
Bob : « Tu pourras me donner leurs coordonnées ? »
Ben : « Bien sûr. Rappelle-moi juste après le match. Je crois qu’on nous écoute… »
Bob : « Ha ?! Euh… Je vais te briser en mille morceaux ! »
Ben : « Et moi je vais te… je vais te… te réduire en choucroute ! »

De vraies bêtes.

Le match s’est déroulé dans des conditions météorologiques parfaites. C’est Bob qui gagne le toss et choisit de recevoir. Il se repositionne d’une case, et c’est parti !

Comme il est de bon ton dans un match de blood bowl, la première action fut un blocage. Et comme à son habitude, Bob parvient à obtenir comme premier jet un double crane. 

Il se prépare alors à utiliser sa relance et fait appel à son capitaine. Bob obtient un 6. Incroyable. C’est alors qu’une chose étrange s’est produite : un bruissement, ou plutôt un soupir de dépit, a parcouru tout le stade. Un vendeur de friandises glissa sur une peau de banane faisant valdinguer toute sa marchandise. Et puis c’est tout. Bob a pu relancer les dés tout en conservant sa relance d’équipe. Krunch !!! Le match est bien lancé.

Très vite, le lanceur ork ramasse le ballon tombé au fond du terrain et avance sur la gauche. Il parvient à se glisser dans une brèche de la défense et franchit la ligne médiane. Il emmène avec lui plusieurs joueurs qui lui permettent ensuite de se repositionner sur le côté droit du terrain. Mais ils se retrouvent face à une défense implacable des Red Is Dead, incarnée par Aaaah le spectre n°5. Le spectre blitze le lanceur ork et lui fait perdre la balle.

S’ensuit alors une bagarre pour reprendre le ballon. Les joueurs orks s’acharnent sur le spectre qui, avec son Glissage Contrôlé, agace fortement le coach Bob. Ils finissent par le mettre à terre. Le blitzer ork parvient à ramasser le ballon et inscrit le premier touchdown de la partie au 8e tour.

Durant cette mi-temps, en plus de jouer la gagne, l’équipe des Talions Dha’Chill a également joué les chevilles. Ils ont sorti quatre joueurs des Red Is Dead, dont trois ont pu être régénérés.

Avec les Assurances Eugène Régène, la non-vie est plus zen.

Début de la seconde mi-temps : les Talions se retrouvent néanmoins à dix joueurs. L’un des linemen s’est fait piétiner par un golem et a perdu 1 point d’armure. Le coach Bob n’a pas osé réveiller l’apothicaire, qui peut se montrer d’une humeur massacrante lorsqu’il n’a pas eu son compte de sommeil.

Coup d’envoi. Le ballon part au fond du terrain, sur le flanc gauche des Red Is Dead. Le loup est en position pour le ramasser, mais est-ce à cause de ses grands pieds ? De ses grandes mains ? De ses grandes dents ? Toujours est-il qu’il lui faudra trois tours pour ramasser ce p…n de ballon.

Cela laisse le temps aux Talions d’avancer et de mettre la pression sur le loup. Mais une fois le ballon en main, le voici qui file sur leur flanc droit, laissant les Talions tout pantois. Sueur froide chez les orks. Ils parviennent à se repositionner, mais se demandent s’il faut jouer le ballon, et donc attaquer le porteur, ou se concentrer sur la défense.

Cette hésitation permet une première fois aux Red d’inverser leur attaque en se repositionnant sur leur gauche. La défense ork repasse alors de l’autre côté, de quoi donner le mal de mer. Un blitzeur ork, resté de l’autre côté du terrain, parvient à blitzer le porteur de balle à un dé. De quoi ralentir la progression, mais le danger reste présent.

Le loup, qui n’a plus la balle, parvient néanmoins à avancer très près de la ligne d’en-but. Une nouvelle bagarre éclate autour du ballon. Les joueurs orks s’acharnent à nouveau sur un spectre qui manque de pousser le ballon dans le public. Ils ne parviennent toutefois pas à le mettre à terre.

Une fois encore, le coach Bob se pose peut-être un peu trop de questions. Un blitzer pourrait, avec deux esquives (dont une dans une zone de tacle) et un ramassage, s’envoler vers un potentiel deuxième touchdown en seulement deux tours. Avec esquive en force et une relance, ça parait jouable. 

Pendant ce temps, le troll décide de réfléchir beaucoup moins. Lui choisit de taper sur le zombie au chapeau, son souffre-douleur durant toute la rencontre. Mais les deux joueurs se retrouvent plaqués au sol. Le public est en folie et des bananes par dizaines jonchent le terrain.  C’est foutu pour le deuxième touchdown.

Lors du tout dernier tour, Ben le Reptile parvient à galvaniser ses joueurs, qui mettent à terre la plupart des orks. Aurait il trouver le point faible des Talions Dha’Chill ? Le loup attend toujours le ballon à quelques cases de l’en-but. Une goule tente alors de ramasser la balle… Et échoue lamentablement. C’est foutu pour égaliser. 

Au coup de sifflet final, Bob affichait une joie contenue, par habitude. Il ne faudrait pas trop attirer l’attention de Nuffle. D’ailleurs, ce dernier semblait avoir complètement oublié la rencontre.

Selon nos informations , Nuffle aurait abandonné la rencontre au tout début de la rencontre lorsque Bob a obtenu son 6. Nuffle aurait alors poussé un profond soupir, et le vendeur de friandises au passage. Il serait aller découvrir un nouveau jeu sur la table voisine : Daitoshi. Il reporta aussitôt toute son attention sur Natayel, qui semblait avoir bien davantage besoin de son intervention. Perdre avec près de 100 points d’écart n’est jamais anodin. Certains parlent d’une défaite, d’autres d’une expérience spirituelle.

Exclusif

A la sortie des vestiaires, nous avons réussi à interroger Bob sur le contenue mystérieux de sa tasse fumante.
Bob : « Avant de jouer, j’ai bu une petite tisane aux plantes. Ça me détend, c’est mon rituel. Sur le sachet, il y avait une phrase : Quand vous agissez avec compassion, vous n’êtes jamais dans l’erreur. Et bien je dois dire que cette pensée m’a accompagné tout le temps du matche : je n’ai eu aucune compassion pour mon adversaire. Certes, j’ai fait quelques erreurs, mais j’ai gagné.« 

En tout cas, à la fin du match, l’animosité entre les deux coachs semblait s’être dissipée. Il faut dire qu’ils se connaissent depuis longtemps. Cela faisait également bien longtemps qu’ils n’avaient pas disputé une rencontre aussi agréable à jouer. Tout n’avait pas été parfait, loin de là, mais le suspense, les renversements de situation et les actions improbables avaient offert un spectacle de grande qualité.

Et même si Ben avait mis la main sur le roster favori de Bob, les deux hommes finirent par s’accorder sur un point essentiel : toute cette histoire était avant tout la faute des commissaires Greg et Omaha. Comme souvent.

Car c’est notre projet (elfique) !

Casse-toi, pauv’ Skink

Celui qui s’identifie comme notre coach, Romu – cet  humain si insignifiant* –, nous informa que l’équipe des Croc Canard Shiste de coach Hydrasil (encore un humain, hum…) attendait notre venue sur la pelouse depuis deux misérables heures. Et alors ? Qu’ils prennent exemple sur nous qui faisions preuve d’une patience infinie alors que nos serviteurs malhabiles laçaient nos armures !

Agacé, je renvoyais coach Romu d’un geste de la main. Depuis le couloir des vestiaires, je l’entendis murmurer dans sa barbe « Croc Canard**». Quel rituel étrange que de prier l’équipe adverse. Nous, glorieux équipiers des Ulthuan Faîne Club, sous le patronage du Prince Aririon d’Yvresse (c’est-à-dire, moi), gagnâmes le terrain moins d’une heure plus tard en compagnie de deux journaliers mystérieux recrutés en dernière minute, leur visage dissimulé sous un casque oblong.

Je ne sais pourquoi, mais on nous attribua une mascotte miteuse. Une prière à Nuffle invoqua une amitié de l’arbitre que je rejetai sur-le-champ : ne perdons pas notre dignité à fouler nos adversaires à terre, fussent-ils des lézards rudes et squameux.

Coach Hydrasil remporta le toss et nous engageâmes. Les petits Skinks s’agitèrent dans leur camp pour capter la balle, ce à quoi ils ne parvinrent point car un balourd de Saurus dérapa, emporté sans doute par sa propre rage. J’en profitai pour courir dans la moité de terrain adverse, évitant des tacles trop lents pour espérer me ralentir. Le Prince Dragon Iroril fit de même, me défiant d’un sourire de ravir le ballon en premier.

Je ris de bon cœur à la fanfaronnade, et cette petite seconde d’inattention permit aux Skinks de chaparder la balle et de la remonter en un éclair dans notre moité de terrain. Je haussais les épaules de ce contre-temps et réalisai un demi-tour gracieux. Sans mal, notre défense propulsa le Skink à terre et la balle voltigea dans les gradins avant de nous revenir. Il était temps de reprendre la main ! Hélas l’un de nos Lions Blancs heurta le sol de la tête à la suite d’une esquive presque réussie. Nous avions déjà un autre Elfe étourdi sur le banc ; les lézards nous encerclaient déjà, chantant dans leur langue sifflante une sorte de mélopée révolutionnaire emplie d’une haine des élites. Ceci me provoqua un hoquet de révulsion.

Nous, les Hauts Elfes, sommes vaillants et doués, mais les Saurus sont larges, faibles d’esprit et frappent comme des sourds. La bataille fut longuement indécise autour de la balle, un jeu de à-toi à-moi désagréable car les corps moites des Croc Canard Shiste dégagent une odeur prolétarienne forte et rance***.

Heureusement, le talent naturel et la méritocratie payèrent. D’un coup de rein, notre n°9 se dégagea de la nasse, balle en main. On eut dit qu’une mouche avait piqué les lézards qui se mirent à se débattre avec frénésie. Mon cher ami Iroril de Cothique fut frappé à la tempe par un de ces puissants Saurus. Un instant, nous le crûmes passé de vie à trépas avant que notre apothicaire nous rassurât : il ne s’agissait que d’un léger malaise vagal. La seconde suivante, un Skink – trop optimiste quant à ses capacités pugilistiques – rejoignit les urgences, la langue collée à l’œil. Un autre échoua à esquiver nos tacles et mourut pour de bon.

Sans surprise ni opposition, nous pûmes alors inscrire le premier touchdown de ce match, et ce fut par le concours de l’un de nos surprenants journaliers. Je fronçai le sourcil : cet anonyme se mouvait d’une manière bien particulière, peu commune pour un Haut Elfe. Le coup de sifflet qui scella cette première mi-temps interrompit mes réflexions soucieuses.

Un stade, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien

Les nuages s’étaient accumulés pendant la pause. Un vent mordant déferla d’on ne sait où, obligeant les spectateurs à s’emmitoufler dans leurs manteaux ou leurs haillons****. Très vite les premiers flocons tombèrent. Par le Grand Vortex, se pouvait-il que Nuffle se jouât de nous ?

« Alors les valseurs ? On envisage d’enfiler une petite laine ? Pas facile de lancer la balle avec les doigts gelés, n’est-ce pas ? Ni de courir un peu plus sans se ramasser le museau… » J’ignorai les sarcasmes de cet humain qui s’imaginait nous diriger. À vrai dire, je laissai coach Romu déverser sa bile car nous étions liés par contrat. Il nous importait à tous de remporter le championnat pour tenir tête à nos Pères – chose hélas impossible sans coach – et les provocations d’un être vulgaire***** ne devait nous détourner de notre noble objectif.

Nous exécutâmes quelques étirements à base de simples grands écarts et de sauts périlleux arrières faciles. Nos assommés avaient tous repris forme et c’est ainsi que nous alignâmes trois joueurs de plus en début de mi-temps que les sacs-à-main ambulants d’Hydrasil. Il était temps de démontrer la supériorité naturelle de l’aristocratie sur le bas peuple, blizzard ou non.

Les Croc Canard Shiste donnèrent le coup d’envoi. Même si leurs lignes se retrouvaient dégarnies, je dois bien avouer que nous balbutiâmes notre entame de deuxième mi-temps. Très vite, l’un de nos journaliers vit trente-six chandelles. Qu’importe, la balle en main, nous reprenions nos coups de butoir face à ces êtres égalitaristes et donc voués à la pauvreté collective.

Un Lion Blanc portait le ballon. Je vis la lumière côté gauche…. Gauches comme ces Saurus qui représentaient à présent presque exclusivement la composition des Croc Canard Shiste. Il est vrai qu’ils faisaient preuve d’une certaine célérité pour des armoires en écailles, mais toujours moins que votre serviteur. Vous ai-je raconté qu’une année je fus champion du cinq miles de ma Scolæ de commerce privée à 100K couronnes d’or par an ? Papa était tellement fier de moi à l’époque******. Excusez-moi… l’émotion m’étreint chaque fois que j’invoque cette époque bénie.

Où en étais-je ? Ah oui, le Lion Blanc vint à ma rencontre et me transmit le ballon. D’une foulée légère je volais avec aisance, effleurant à peine le gazon, pour franchir la ligne sacrée de l’en-but. Tandis que la foule extatique me célébrait, j’offris un soupçon de mon précieux temps aux photographes en admiration face à notre talent – à mon talent –, cependant j’exigeai du reporter du Torchon (en serrant aimablement son cou de poulet) d’effacer l’ensemble de ses clichés, goûtant peu à leur humour anti-elfique proverbial*******.

Deux à zéro. Sur le renvoi, les Skinks sous pression firent preuve d’une maladresse déroutante. Je me fendis d’un blitz sans pité et récupérai une fois encore la balle. Que la vie est simple pour les êtres – tel que moi – comblés de tous les dons. Un de mes coéquipiers glissa et fut évacué sur le blanc. Péripétie. Les Croc Canard Shiste ne pouvaient couvrir suffisamment de terrain pour contrarier mon destin. Me voilà clôturant ce match par un nouveau touchdown. Trois à rien. La victoire pour l’Ulthuan Faîne Club ; la gloire pour moi ! Ô Pères, voyez-nous !

Notre première décision fut de recruter le journalier qui avait ouvert le score… ou plutôt devrais-je dire la journalière. Sans pour autant dévoiler son visage, elle nous dit s’appeler Kylarra. Puis je dus céder officiellement que nos adversaires du soir firent preuve d’une grande dignité dans la défaite. Tout à l’inverse de Romu… quel coach sain d’esprit s’emporte dès lors que son équipe remporte le match ? Depuis quelques jours, je le soupçonnais d’être lié d’une manière ou d’une autre à la grande épidémie de diarrhée elfique du mois dernier… Qu’importe : pour le moment, rien n’importait plus que de goûter au triomphe de l’excellence sur la banalité, et à l’ordre des choses. For Sure.

* Comme tous les Humains, ou encore pire : les Nains !
** Malgré l’oreille fine des Elfes, le Prince Aririon aura mal entendu, confondant le son « Ca » avec « Co »
*** les propos de mépris de classe du Prince Aririon n’engagent que lui… ainsi que l’ensemble de la communauté des Hauts Elfes
**** … et parfois dans la fourrure de leur voisin
***** Attends ? C’est moi que tu traites de vulgaire ? Je te rappelle que c’est moi qui ai écrit cet article ! Baltringue d’Elfe, va !
****** que c’est dur d’être un fils de p… riche
******* nous avons pris des nouvelles de Bob, il va bien mieux et on s’en félicite… même si la Mutuelle de Santé de la Ligue lui a refusé le remboursement des soins pour ses vertèbres tassées

Nouveau ! pack Mémoire renforcée

🚨⚡ COMMUNIQUÉ OFFICIEL FDM 3000 ⚡🚨

Après plusieurs années d’observation, les ingénieurs gobelins ont identifié deux phénomènes inquiétants chez certains coachs :

📌 Le coach qui choisit une compétence et découvre ensuite qu’il ne sait absolument pas ce qu’elle fait.

📌 Le coach qui arrive au tournoi avec une feuille d’équipe contenant 14 compétences exotiques et prononce la phrase :

« Euh… quelqu’un sait ce que ça fait déjà, Pro ? »

Face à cette urgence sanitaire, la FDM 3000 a été mise à jour.


🧠 Nouvelle fonctionnalité n°1 :« Aide aux coachs hasardeux »

Désormais, lors du choix d’une compétence, la FDM 3000 affiche directement son texte complet.

Plus besoin de :

  • fouiller dans le livre de règles ;
  • ouvrir 17 onglets ;
  • demander à l’adversaire ;
  • lancer un dé pour décider.

La connaissance est à portée de clic.

Même pour les gobelins.


📄 Nouvelle fonctionnalité n°2 : « Assistance aux coachs étourdis »

Les fiches d’équipe PDF incluent désormais le texte de chaque compétence de vos joueurs.

Ainsi, lorsqu’un joueur possède :

✅ Blocage
✅ Esquive
✅ Arracher le ballon
✅ Projection
✅ Bond
✅ Une compétence choisie à 2h du matin après trois bières

… vous saurez enfin ce que tout cela signifie.

Ou au moins, vous pourrez le lire.


⚡ Message de la Direction Électro-Gobeline

La FDM 3000 continue son combat quotidien contre :

  • l’à-peu-près ;
  • les « je crois que ça marche comme ça » ;
  • les « attends je vais vérifier sur mon téléphone » ;
  • et les compétences choisies complètement au hasard.

FDM 3000 : moins de doutes, plus de Blood Bowl. 🏈⚡

*La Direction décline toute responsabilité en cas de lecture effective des règles par les coachs concernés. 🤖📖

**La FDM 3000 ne peut être tenue responsable si le coach continue de choisir ses compétences en fonction du nom le plus intimidant.

***La lecture du texte d’une compétence n’implique pas sa compréhension.

****La compréhension d’une compétence n’implique pas son utilisation correcte.

*****L’utilisation correcte d’une compétence n’augmente pas les chances de réussir un jet à 2+.

******Les compétences affichées sur le PDF ne remplacent pas la mémoire. Elles constituent simplement une tentative désespérée de la compléter.

*******La FDM 3000 ne garantit pas qu’un coach ayant le texte sous les yeux cessera de demander ce que fait sa propre compétence.

********Les développeurs confirment que plusieurs tests ont démontré qu’un coach peut lire une règle trois fois de suite et l’interpréter différemment à chaque lecture.

*********Aucun gobelin n’a été blessé pendant le développement de cette fonctionnalité. Plusieurs ont toutefois été sérieusement électrocutés.

**********Si les symptômes suivants persistent pendant plus de quatre rondes : oubli de compétences, oubli de relances, oubli du ballon, consulter immédiatement un commissaire.