Auteur/autrice : Omaha

Nouvelles règles du Blood Bowl : qu’est ce que ça change pour la recette du chou farci ?

illustration : Jean-Baptiste Monge

La grande entreprise ludique ET lucrative en charge du développement de notre vénérable ET méprisable jeu a sorti cette année une saison 03 des règles. La mécanique du jeu reste sensiblement la même chose : si tu fais 6, c’est réussi ; si tu fais 1, on se moque de toi.

Il y a cependant de nombreux petits points de règles qui obligent les anciens à avoir de nouveaux réflexes , sous peine de se prendre un gobelin en pleine tronche. Pas vu venir celui-là… C’est sûr, les nouveaux ne verront pas la différence. Ce qui ne les empêchera pas de se prendre aussi un gobelin en pleine tronche. Gloire à Nuffle !!!

Voici 10 points qui nous semblaient important à souligner.

  1. De nouveaux rosters… et des compétences qui évoluent
    De nouvelles équipes font leur apparition, accompagnées de nouvelles compétences. Certaines compétences déjà connues, quant à elles, évoluent et prennent une nouvelle forme.
  2. Les compétences scélérates font leur entrée
    Place aux coups bas ! Les compétences scélérates apparaissent, avec leur lot de nouvelles interactions et de nouveaux états comme « Fourchette », « Croqué », et bien d’autres.
  3. Un nouvel avantage avant le match
    Lors de la séquence d’avant-match, le joueur ayant la VAE la plus faible peut désormais dépenser 50 000 PO de sa trésorerie. De quoi rééquilibrer les forces avant même le coup d’envoi !
  4. Un nouveau coup d’envoi et un nouveau tableau des blessures
    Le match évolue dès les premières secondes avec un nouveau tableau de coup d’envoi. Et ce n’est pas tout : le tableau des blessures fait lui aussi peau neuve.
  5. « Secure the Ball »
    Une nouvelle règle fait son apparition : « Secure the Ball ». Un changement qui va demander aux coachs de revoir leur manière de sécuriser et de gérer le ballon.
  6. La passe se simplifie
    Fini la passe méchamment imprécise ! La mécanique de passe est simplifiée. De plus il n’y a plus de déviation, mais toujours la possibilité de subir une interception.
  7. Temporiser devient risqué
    Faire tourner l’horloge n’est plus sans conséquence… Temporiser devient désormais une prise de risque. À vous de choisir entre sécurité et efficacité !
  8. Un Joueur du Match plus prévisible
    Après le match, 6 joueurs sont désormais présélectionnés avant que le Joueur du Match soit désigné aléatoirement parmi eux. La chance reste présente… mais elle est un peu mieux maîtrisée !
  9. De nouvelles façons de gagner des PSP
    Les PSP évoluent eux aussi, avec de nouvelles manières d’en gagner. De quoi offrir davantage d’opportunités de progresser à vos joueurs.
  10. Les compétences : au choix, au hasard ou par vengeance
    4 compétences sont désormais considérées comme élite, avec une valeur de 30 000 PO chacune : Châtaigne, Esquive, Blocage et Garde.
    C’est probablement l’un des changements les plus importants : lorsqu’une compétence est attribuée au hasard, le joueur choisit entre deux compétences tirées aléatoirement. ⚠️ Attention : si la même compétence est tirée deux fois, elle doit obligatoirement être choisie.
    La valeur des compétences évolue également : les compétences choisies et celles tirées au hasard augmentent la valeur du joueur du même montant.
    De plus, si un joueur subit une élimination qui lui fait rater le prochain match, il peut obtenir la compétence Haine(X). X étant un mot clef du joueur qui a causé l’élimination. Haine permet de relancer un D de blocage contre les joueurs ayant ce mot clef : Vengeance !!!

Et ce n’est qu’un aperçu !
Alors, n’attendez pas le coup d’envoi pour découvrir les subtilités de cette nouvelle édition :
Plongez dans le livre de règles ! Plongez dans le Blood Bowl !

ps : « Et alors ? la recette du chou farci ??? » me direz-vous. Rien, c’est encore un titre accrocheur pour attirer les gourmands. Trop fort Le Torchon !!!

re-ps : oui, je te reconnais le casse bonbon, je sais ce que tu t’es dit : « les points ne sont pas soulignés mais ils sont en gras ». Gna gna gna. Et moi, je te réponds : « Va apprendre les règles et on en reparle après. »

La Châtaigne est sacrée : les Chevaliers de la Nuit remportent la Vème Ligue de la Châtaigne !


Une année entière de combats, de plaquages meurtriers, de rebonds improbables et de décisions arbitrales discutables avait conduit à cet instant. Vingt-quatre équipes avaient rêvé de soulever le prestigieux trophée de la Ligue de la Châtaigne. Seules deux étaient
encore debout.


D’un côté, les Chevaliers de la Nuit, fiers représentants de la Noblesse Impériale, guidés par leur coach Omaha. Leur parcours avait été exemplaire : après avoir terrassé les valeureux Spikes Peak en quart de finale, ils avaient dominé les redoutables Corsaires Flotteurs de Summerisle en demi-finale.
De l’autre, les Brasiers Noirs, terribles Nains du Chaos menés par Khimar. Eux aussi avaienttraversé un chemin semé d’embûches, éliminant successivement les Reikland Reavers d’Helmut puis les Charming Princes de Marius.
Le ciel, exceptionnellement clément pour un jour de Blood Bowl, offrait un soleil radieux. Les tribunes, elles, étaient tout sauf calmes.


Un ogre, arrivé un peu en retard, s’installa sans regarder… directement sur un pauvre gobelin qui disparut entièrement sous plusieurs centaines de kilos de viande et de mauvaise humeur. Il fallut attendre qu’un vendeur de bière lui fasse remarquer que son siège couinait pour que l’ogre se relève, révélant un gobelin parfaitement aplati mais toujours
vivant.
Quelques rangées plus loin, un Pourri de Nurgle avait trouvé une excellente place… avant que deux rangées entières de spectateurs ne préfèrent fuir son parfum pestilentiel plutôt que d’assister à la finale.
Quant au troll installé près des buvettes, il semblait beaucoup plus intéressé par le vendeur de saucisses que par les saucisses elles-mêmes. Le pauvre marchand passa tout le match à garder une distance très respectable.
L’ambiance était indescriptible. Les chants résonnaient dans tout le stade. Les tambours frappaient comme des canons. Chaque supporter était persuadé que son équipe allait écrire l’Histoire.
Le coup d’envoi était donné.


Les Brasiers Noirs bottaient profondément dans le camp adverse et les Chevaliers de la Nuit s’élançaient à l’assaut.
Très vite pourtant, les deux équipes comprirent qu’un nouvel adversaire s’était invité sur le terrain.
Durant la nuit, des taupes avaient décidé d’élire domicile sous la pelouse. Partout s’ouvraientdes trous traîtres capables d’envoyer le plus agile des joueurs embrasser le gazon.
Chaque course devenait un pari.
Mais les Chevaliers de la Nuit ne se laissèrent pas déconcentrer. Solides sur leurs appuis, disciplinés dans leur progression, ils distribuèrent les coups avec méthode et ouvrirent progressivement une brèche dans la défense des Nains du Chaos.
Puis arriva le moment que tout le stade attendait.
Le Duc de la Châtaigne, véritable héros de l’équipe, franchit la ligne d’en-but et inscrivit le premier touchdown de cette finale.

Quel symbole ! Le joueur portant le nom de la Ligue offrait l’avantage à son équipe dans la plus grande finale de son histoire. 1 à 0 !

L’émotion fut telle que les supporters des Brasiers Noirs décidèrent de se calmer… à leur manière.
Repérant l’arbitre, un gobelin à l’honnêteté approximative (un gobelin quoi…), ils l’attrapèrent et improvisèrent une gigantesque holà en se le passant de bras en bras.
L’expérience fonctionna admirablement…
…jusqu’à ce que la vague dérive.
Le pauvre arbitre fut propulsé hors des tribunes et disparut de l’autre côté du stade dans un cri qui resta longtemps gravé dans les mémoires.
Son remplaçant, absolument ravi que personne ne s’intéresse à lui, lança immédiatement le chronomètre pendant que les vingt-deux joueurs observaient encore le spectacle.
Lorsque chacun réalisa que le temps tournait déjà, les Brasiers Noirs venaient de perdre de précieuses secondes.
Le jeu reprit.


Le botteur des Chevaliers de la Nuit réalisa un chef-d’œuvre de précision. Le ballon termina tout au fond du terrain adverse.
Les Brasiers Noirs n’avaient plus le choix. Ils devaient accélérer.
Un hobgobelin ramassa le ballon. Pour espérer égaliser avant la pause, il devait courir puis réussir une passe.
Mais les taupes n’avaient pas dit leur dernier mot.
Un pied glissa.
Une chute.
Le ballon rebondit follement dans toutes les directions avant de finir sa course au milieu du terrain.
Le lanceur des Chevaliers de la Nuit bondit le premier, s’en empara, leva les yeux et adressa une passe parfaite.
Le Duc de la Châtaigne réceptionna sans ralentir.
Quelques foulées plus tard, il pénétrait une seconde fois dans la zone d’en-but.
2 à 0.
Le stade explosa.
À la mi-temps, les joueurs rejoignirent les vestiaires.
On raconte que personne n’entendit les discours des autres entraîneurs tant les murs tremblaient sous les hurlements de Khimar.
Le coach des Brasiers Noirs promit à ses joueurs un enfer dont même une équipe deKhorne ne voudrait pas.
Lorsque les équipes revinrent sur le terrain, celui-ci avait changé.

Les agents techniques avaient trouvé une solution radicale au problème des taupes : ils avaient rebouché les trous… avec des snotlings ; plus ou moins volontaires.
Le terrain était désormais beaucoup plus stable.
Mais cette fois, la réussite changea de camp.
Le botteur expérimenté des Chevaliers de la Nuit expédia directement le ballon hors du terrain.
Les deux centaures des Brasiers Noirs, idéalement placés sur un couloir, récupérèrent aussitôt la balle.
Omaha avait parié sur la lenteur des Nains du Chaos et avait resserré sa défense au centre, laissant libre les couloirs.
Malheureusement pour lui, les centaures, eux, étaient tout sauf lents.
Un immense boulevard s’ouvrait devant eux.
Les Chevaliers réagirent avec courage et refermèrent la brèche.
Le terrain se transforma aussitôt en champ de bataille.
Les Brasiers Noirs envoyèrent un blitzeur impérial valser dans les tribunes, où les supporters se chargèrent de lui expliquer leur point de vue à grands coups de chopes.
La réponse fut immédiate.
Un des deux centaures connut exactement le même destin et disparut lui aussi dans la foule en colère.
Au milieu de cette mêlée, l’ogre des Chevaliers de la Nuit se retrouva enfin face au centaure porteur du ballon.
Le stade retint son souffle. Le silence se fit.
Puis l’ogre fronça les sourcils.
Regarda autour de lui.
Et oublia complètement pourquoi il était venu.
Le centaure Drazh’kul l’Ecraseur n’attendit pas une seconde de plus.
Il contourna la défense, repiqua plein centre et fila jusqu’à l’en-but.
2 à 1.

Le suspense renaissait.
Il restait encore une demi-mi-temps aux Brasiers Noirs pour arracher l’égalisation et pousser cette finale jusqu’aux prolongations.
Le coup d’envoi suivant offrit immédiatement un blitz aux Brasiers Noirs.
Mais Omaha avait retenu la leçon.
Cette fois, une muraille impériale se dressait devant les Nains du Chaos.
Aucune ouverture.
Aucune faiblesse.
Aucun passage.
La frustration devint telle que le gigantesque Minotaure des Brasiers Noirs en resta figé sur place, incapable de décider qui il devait écraser en premier.

Les Chevaliers récupérèrent le ballon et avancèrent avec un calme « impérial », grignotant les mètres tout en laissant le chronomètre faire son œuvre.
Les deux centaures survivants réussirent bien à mettre la pression sur le porteur de balle et un hobgobelin se glissa même discrètement en position de marquer.
Tout pouvait encore arriver.
Le porteur des Chevaliers conserva pourtant un sang-froid exemplaire malgré la présence menaçante d’un centaure à quelques pas.
Au même instant, les bloqueurs impériaux identifièrent le véritable danger.
Ils se ruèrent sur l’unique hobgobelin démarqué.
L’impact fut monstrueux.
Les deux joueurs s’effondrèrent dans un nuage de poussière.
Le bloqueur se releva difficilement.
L’hobgobelin, lui, resta inconscient.
K.O !
Les Brasiers Noirs n’avaient plus aucun moyen d’inscrire le touchdown égalisateur.
Le coup de sifflet final retentit.
Les Chevaliers de la Nuit remportaient cette cinquième édition de la prestigieuse Ligue de la Châtaigne !
Le stade entier explosa de joie.

Les supporters envahirent presque la pelouse tandis que les bannières impériales flottaient au dessus des tribunes. Les chants couvraient jusqu’aux fanfares. Même le gobelin aplati du début de la rencontre réussit à lever un pouce victorieux depuis sa civière.
Le Duc de la Châtaigne fut porté en triomphe par ses coéquipiers.
Mais cette finale ne serait pas complète sans saluer les vaincus.
Khimar peut être fier de ses Brasiers Noirs. Menés 2 à 0, beaucoup d’équipes auraient baissé les bras. Les siens ont continué à se battre jusqu’à la dernière action, offrant une seconde période haletante et rappelant à tous pourquoi ils méritaient leur place en finale.
La cinquième Ligue de la Châtaigne s’achève donc et Les Chevaliers de la Nuit sont les nouveaux champions.

LA FINALE de la SAISON 3

C’est devant 160000 spectateurs que va se dérouler la grande finale de la 3 ème édition de la célébrissime Ligue de la Châtaigne. Les spectateurs se sont entassés dans le stade pour voir s’affronter les finalistes. Rien n’aurait pu arrêter ces supporters déchainés, ni le stade qui ne peut contenir en temps normal que 60000 personnes, ni les nuages qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes et qui laissent penser qu’une
terrible tempête se prépare. Mais pour l’instant, c’est sur le terrain que l’orage semble gronder, car les deux équipes sortent des vestiaires et s’alignent l’une face à l’autre.
D’un côté Les Cailleux et leurs terribles Saurus emmenés par la légende de la saison, le redoutable Gargan. De l’autre Les Héritiers de la Vieille Garde, regroupés autour de leur solide homme-arbre. Les équipes s’observent et se jaugent. Gargan choisit ses cibles, tandis que le capitaine des Héritiers jette un rapide regard vers un de ces lineman d’un air entendu ; ce dernier vérifie discrètement que le poignard destiné au capitaine adverse est bien en place dans sa ceinture.
Du côté des Cailleux, le véloce Skink à 3 dés que tout le monde connaît, semble bien mal à l’aise. Vraisemblablement, il ne se fait pas facilement aux superbes chaussures qu’une skinkette lui a offert avant le match ; elle lui a aussi offert autre chose (ce qui a mis notre ami moins mal à l’aise d’ailleurs), mais ceci est une autre histoire !!! En attendant, le fameux skink à 3 dés semble aujourd’hui moins fameux… Côté Héritiers, la valeur d’équipe étant en leur défaveur, les arbitres les laissent choisir un autre joueur. Tout le monde est un peu surpris quand ce joueur va s’installer dans les tribunes plutôt que rejoindre le terrain. Son accoutrement est aussi un peu curieux. En effet, sa longue robe, son bâton et sa longue barbe ne le
fait pas ressembler aux joueurs habituels. Mais bon, c’est Blood Bowl.


Le coup d’envoi va être donné, comme d’habitude, on lance en l’air un gobelin (plus ou moins volontaire…), s’il retombe sur ses pieds, les Héritiers reçoivent le ballon, si c’est sur la tête, c’est pour les Cailleux. Le bruit quand il retombe laisse bien comprendre qu’il est retombé sur la tête, ce dont il ne se remet pas facilement. Et donc les Cailleux reçoivent le ballon. On se met en place et c’est parti.
Le ballon est à peine réceptionné par les skinks placés en défense que le Kroxi tente de défoncer son adversaire. Mais dans la précipitation il se loupe et les héritiers prennent très vite l’initiative. Le lineman armé d’un poignard se jette sur Gargan et enfonce la lame dans le cuir épais du Saurus. Celui-ci tombe au sol mais il en faudra plus pour le sortir, il n’est que sonné. Le match semble néanmoins tourner à l’avantage de l’Alliance du vieux monde.
Pourtant, les Saurus parviennent à progresser et s’infiltrent sur la droite. Le skink porteur de balle court fièrement, protégé devant lui par deux Saurus que rien ne semble pouvoir arrêter. C’est à ce moment qu’une terrible déflagration surprend tout le stade. Comme un seul homme, tous les spectateurs rentrent la tête dans les épaules et retiennent leur souffle. Sur le terrain, le skink porteur de balle regarde, médusé, ses coéquipiers Saurus plaqués au sol. Il est le seul de la cage à avoir évité
la boule de feu et à être encore debout. Autour de lui, les Héritiers le regardent d’un
air goguenard, un grand moment de solitude !


Quand il reprendra connaissance dans les vestiaires, il se souviendra seulement d’une ombre qui se jette sur lui et qui le plaque violemment. Les Héritiers ont récupéré le ballon et courent vers la zone de touchdown. Puis, malgré les huées du public qui réclame du beau jeu, ils temporisent. Pour se venger,
les Saurus s’en prennent à l’homme-arbre et en oublient presque le ballon. La mi-temps approche, il est temps de conclure, et les héritiers marquent…1 à 0 !
Les deux équipes ont encore un tour avant la mi-temps et tout le monde se replace.
C’est à ce moment que les nuages, menaçants depuis le début du match, se mettent à déverser des tonnes de neige ; la partie va continuer dans le blizzard. Les saurus reçoivent la balle mais personne ne la ramasse. L’homme-arbre lance alors son halfling vers la balle. Rompu à ce genre d’exercice, le petit-homme se laisse planer le plus loin possible, se réceptionne par un roulé boulé magnifique, se relève et court vers la balle ; il la chippe au nez et à la langue du caméléon et court jusqu’à la zone d’en but… 2 à 0 pour les Héritiers. Il reste une mi-temps et les équipes sont au complet.
Au retour des vestiaires, Le skink à 3 dés s’est débarrassé de ses belles chaussures ; il retrouve sa vitesse hors pair. Mais quand les joueurs reviennent sur le terrain, le chrono tourne déjà. Pendant la mi-temps, les supporters des deux équipes se sont affrontés pour voler le chrono à l’arbitre principal. L’arbitre ne voulait pas lâcher le chrono, alors les supporters, pragmatiques, ont décidé de…lui arracher la main. Cette main, qui tenait toujours le chrono, a été fortement disputée par les deux parties. Finalement, les fans des Héritiers, plus nombreux, l’ont emporté. Du coup, ils ont lancé le chrono alors que les joueurs étaient encore dans les vestiaires.
Quand les joueurs reviennent, il n’y a pas de temps à perdre, surtout pour les Cailleux qui ne sortent pas avantagés de cette affaire. Le lanceur des Héritiers récupère la balle et reste en retrait, hors de portée des skinks. Pendant ce temps, la mêlée se forme au milieu du terrain ; on voit juste dépasser la haute silhouette de l’homme arbre. Les Cailleux mettent la pression et les Héritiers sont fébriles. Une transmission mal assurée au receveur des Héritiers et c’est la catastrophe, le ballon tombe au sol. Et c’est le chaos, s’engage alors une terrible lutte où le courage le dispute à l’héroïsme (ben oui c’est beau aussi Blood Bowl ��). Le ballon change plusieurs fois de camp. Au centre du terrain, le combat est aussi enragé, Gargan se fraye un chemin jusqu’à l’homme arbre. C’est alors que la foule retient son souffle. Le Saurus, concentré sur l’homme-arbre, vient d’être chargé par un héritier. La légende accuse le coup, vacille…et tombe au sol inconscient ; il sort du terrain, commotionné.

La chance sourit donc aux Héritiers, qui finissent par maîtriser le ballon. Leur receveur, aussi rapide que véloce, s’envole pour ainsi dire jusqu’au touchdown…3 à 0 pour les Héritiers.
Il reste deux tours aux Cailleux pour sauver l’honneur. Et surtout, ils veulent se venger ! Le coup d’envoi est donné et les deux équipes se jettent l’une sur l’autre comme des morts de faim. C’est le chaos, du vrai Blood Bowl.
Les Saurus ouvrent la voie aux skinks qui se faufilent dans la défense adverse. Pour marquer, il va falloir mettre le paquet mais on est en plein blizzard. Le porteur de balle s’élance, quelques esquives et la voie est libre. Le minus passe sans problème et il s’enfonce dans le blizzard, 1 er mise de paquet, ça passe, 2 ème mise de paquet, ça passe encore, Le sprinter met le paquet une 3 ème fois pour rentrer dans la zone de touchdown et marquer, c’est la dernière action du match…échec…relance…tout le monde retient son souffle…à l’image d’un dé qui roule sans s’arrêter, le skink glisse sur le terrain et…il tombe. Le ballon rentre dans la zone d’ne but mais sans le skink.
Score final 3 à 0 !
Les Héritiers de la Vieille Garde remportent la 3 ème édition de la Ligue de la Châtaigne !

A l’horizon des Playoffs,

Pas de PO si t’as pas de pot !

Eh oui, les coachs, on arrive à la fin de la saison 2023-2024 ! Alors si vous voulez participer aux playoffs, il faut vous activer.

Quelques rappels sur la question. Pour se qualifier aux PO, il faut avoir fait au moins 8 matchs et pas plus de 12, puis il faut se retrouver dans les 8 premiers de la ligue. Le championnat de qualification se termine le 30 avril. Donc le 1er mai à minuit et une minute, nous connaîtrons les équipes qualifiées. D’ici là, vous l’avez compris, il faut jouer. Plus vous accumulerez de matchs, plus vous aurez l’occasion de vous qualifier. Pour rappel en cas d’égalité entre deux équipes, le départage suit cette règle en suivant cet ordre : différentiel TD (td mis – td pris), différentiel sorties (nombre sorties infligées – nombre de sorties subies), nombre de réussite.

Attention, il est aussi important de se souvenir que les quarts de finale des PO seront tirées au sort à partir de deux chapeaux : un chapeau avec les 4 premières équipes du championnat et un chapeau avec les 4 équipes suivantes. Il n’y aura donc pas de rencontre possible entre les 4 premiers du championnat avant les demi-finales.

Autre précision importante. Les joueurs qui auraient leurs deux équipes dans les 8 premières qualifieront celle qui est la mieux classée.

Et les autres, allez-vous me dire ? Eh bien, il y en aura pour tout le monde. En effet, toutes les équipes qui n’accéderont pas aux PO seront qualifiées pour la « désolante ». Attention, pour accéder à cette compétition il faudra néanmoins avoir aligné au moins 8 matchs.

Alors vous l’avez compris, on n’en est plus aux calculs savants du genre « Pour réussir à faire tomber le ballon, c’est quoi mes meilleures probabilités ? Faire une esquive à 4+, puis 3+ puis un blitz à deux dés contre ou bien foutre une tarte au coach et balancer sa figurine ? ». Non, maintenant on se pose plus de questions, on joue !!!

Les Kommis