Catégorie : Non classé

Un match, deux visions : tout ça pour ça !!!

Un article sponsorisé par la Gnome-Com. rédigé par Bob et Romu

Prologue

Mordicus Circus

— Driiiinnnngggg !!!!! Drinnnnnngggg !!!! Drinnnnnnngneuh !!!!!!, insista le gnome. Désolé, il ne répond pas

— Insistez, encore, c’est important.

Le Gnome-Com insista, encore : 

— DRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNG !!!

Le coach Bob ouvra un oeil et senti l’haleine du gnome qui se situait à 5 cm de son visage

— Qu’est ce que qui ??? Vous êtes quoi ?

— J’ai un appel pour vous, c’est important qu’ils disent, répliqua le gnome

Le Gnome déglutit et se mit à parler avec une autre voix. Deux pour être plus précis.

Le système  des Gnome-Com est une invention révolutionnaire qui va… révolutionner ?… le système de communication dans tout l’empire. Les gnomes sont de drôles de petits êtres qui ont la particularité d’imiter les voix tout en étant sensibles aux courtes ondes. Ils peuvent ainsi par un système de relais et de câblage, dont je ne préfère pas vous donner les détails par décence, transporter des conversations à travers tout l’Empire. 

Diantre mais “que va devenir La Guilde des Pigeons Messagers” allez vous me dire. N’ayez crainte, le tarif d’un Gnome-Com reste encore bien trop élevé pour que la masse du peuple puisse en profiter. C’est que ça mange un gnome. Et si jamais cela devait se populariser, elle deviendrait la Guilde des Pigeons Cuisinés. 

— Bob, c’est Greg… dit Greg. (Jusqu’ici, ça fonctionne bien. Le réseau est bon.)

— Et Manu, tu nous entends bien ? C’est marrant toute cette nouvelle technologie…

— Si tu pouvais ne pas toucher le gnome… gronda Greg. 

Bob ouvrit l’autre œil : 

— Mouais… Qu’est ce que vous voulez ?”

Greg reprit la parole :

— Y’a un joueur de la D2 qui s’est désisté. Alors avec Manu, on s’est dit que tu pourrais éventuellement, si le cœur t’en dis, c’est toi qui décide, on t’en voudras pas … mais quand même un peu… faire jouer le Mordicus Circus contre Les Rain Forest de Romu. C’est serait un match de barrage qui te permettrait de reprendre ta place en D2.

Manu rajouta :  » …ou pas ! »

Le gnome marmonna quelque chose avec la voix de Greg. Puis celle de Manu, puis celle de Greg… 

Sans trop savoir si c’était le soleil de 15h ou de les entendre se chamailler, Bob se senti faiblir et referma ses deux yeux. Il répondit :

— Je m’en fous.

Le gnome s’arrêta de marmonner et d’une voix double s’exclama :

— Super, on organise tout ça.

— Encore heureux !!! ronchona Bob.

Le gnome se raccrocha. Bob se rendormit.

Rain Forest

J’avais raccompagné les amazones des Rain Forest United nuitamment jusqu’aux quais interminables de Marienbourg (une sacrée trotte depuis la Châtaigne). À présent que la malédiction qui pesait sur leur tribu était enfin levée, plus rien ne les retenaient dans le Vieux Monde. La silhouette du vaisseau se découpait à la faible lueur des étoiles. Il avait été armé pour leur retour : la Belle Vaillante, vieux rafiot mais nouvel équipage.

Je me tournai vers la vieille Chamane (apothicaire d’une saison) et son fils George (de la jungle) :

— Je suppose que c’est ici que l’on se q…

Et puis, soudin ! Un Gnome… avec un fil qui lui sortait du … O mon dieu !!!… et serpentait aussi loin que l’obscurité me permettait de le distinguer.

— Un appel pour vous, monsieur.

Sans transition, j’entendis de sa bouche la voix des Commissaires Greg et Manu.

— Allô ? Allôôôôô ? Coach Romu, tu nous entends ?

— Heu… bizarrement, oui. Je dois parler où ?

— Comme un coach s’est désisté pour la saison à venir, on a une proposition à te faire : ça te dirait un dernier p’ti match contre le Mordicus Circus pour avoir la chance de monter en Division Briscards et surtout… d’humilier Bob ? On t’avoue que ça nous ferait grandement plaisir…

Jour du match

Le jour du match il faisait grand soleil.  J’étais content de retrouver mon équipe d’horreurs nécromantiques mis en sommeil depuis le mois de mai. 

En face, le coach Romu avait l’air serein et détendu… Agaçant !

Une fois la présentation des équipes faite, le tirage au sort me désigne pour choisir. Sans hésitation, je décide de recevoir.

Au  coup d’envoi, avec lequel je récupère une relance, une amazone lance balle au fond du terrain. Clairement, je prends ça comme une déclaration de guerre. 

Quelques baffes pour démarrer, j’entreprends de passer par le couloir de droite. Un de mes loups ramasse la balle et s’y précipite. Les amazones sont incapables de leur faire face. L’une d’elle cherchant à blesser une ghoul se retrouve à terre. Je suis plutôt en confiance , j’envoie le loup porteur de balle loin derrière les lignes adversaires. Il se retrouve isolé mais je prépare sa garde arrière. Comme il fallait s’y attendre, la défense amazone fait le travail en mettant à terre le loup et en récupérant le ballon. J’envoie alors les deux fantômes dessus qui lui font mordre la poussière. Thelma la Ghoul a le champ libre, elle ramasse le ballon et marque le touchdown.

A présent mon objectif va être de tenir pour éviter la prolongation. 

La deuxième phase démarre mal avec un envahissement de terrain, une ghoul et un zombi se retrouvent sonnés. Nuffle sait ce que je pense de lui. Il m’en faut plus.  Je tiens bon sur les 3 tours restants. 

La deuxième mi-temps sera longue pour mes joueurs.

Je lance le ballon au fond du terrain adverse. Alors qu’une amazone tente de faire le ménage, elle se retrouve à terre. Le ballon est toujours au sol, j’envoie du monde pour mettre la pression. Mais je fais une erreur de placement qui va me donner quelques frayeurs et un long moment de réflexion. Une amazone parvient à ramasser le ballon et se rue avec ses copines du coté laissant vacant par un fantôme. Je me retrouve avec une porteuse de balle protégée par une ligne d’amazones. Je suis mal barré. Je tente. J’envoie le fantôme sur l’amazone en tête de la “cage”. Il la tue. Cela brise sa ligne et surtout son moral :  Romu, ce n’est plus TA joueuse, c’est un zombi à présent !!! Esquive foireuse et passe approximative mettent un terme à l’attaque des amazones. Une ghoul récupère le ballon au tour 13 avec un semblant de cage. La ghoul voit arriver sur elle une jaguar qui la blitze. Elle chute et le ballon se retrouve en bord de touche.

Je tente alors un blocage à “2D contre” avec un Fantôme contre la Jaguar. Tout ce que je veut s’est laisser la place à la Ghoul pour se relever et récupérer la balle. Et c’est exactement ce qui se passe. Ca sécurise  !!!  Le temps d’un tour !

Après des esquives et un blitz, une amazone  parvient à récupérer le ballon et à le lancer à une comparse non loin de la zone d’en but des mordicus. 

Bob lance une charge désespérer d’un loup avec l’aide d’un fantôme, qui réussit. la porteuse de balle est à terre, la ballon aussi. Il reste un tour. Il peut marquer.

Il suffit qu’une amazone la ramasse pour marquer.  Elle esquive, 1 relance 1 : Nuffle sait ce que je pense de lui. La prolongation est évitée et je remporte le match. 

Même si y’avait besoin de se dérouiller c’était un beau match. Romu est un bon adversaire qui manque encore d’expérience et de chance. En tout cas, cela présage une belle saison à venir avec les Mordicus Circus.  J’ai vraiment hâte de les coacher à nouveau.

La saison était finie depuis longtemps, l’herbe du terrain n’était qu’un médiocre tapis de paille séché après ces canicules à répétition… et pourtant, j’étais là campé sur la ligne de touche, fier comme un perroquet, à dispenser mes derniers conseils tactiques aux filles de Lustrie. Pourquoi avaient-elles accepté un dernier match, elles qui n’aspiraient qu’à revoir les rives de leur fleuve Amaxon ? La réponse réside dans le crémeux du guacamole préparé par les Halfings du coin.

De l’autre côté du terrain, Bob et ses joueurs qui ont oublié de bronzer cet été, l’air mystérieux (il arrive super bien à prendre l’air mystérieux). On se salue brièvement de la tête. Sait-il seulement que Greg a misé dix couronnes d’or sur une défaite de ses Horreurs Nécromantiques ?

Les amazones donnent le coup d’envoi. Je les sens confiantes, et ça me donne la patate. Je m’entends encore crier : « c’est pas trop grave si vous ne respectez pas les consignes ». Il suffit d’un tacle sur une goule méchamment raté, le KO d’Anayansi ma meilleure blitzeuse, puis une percée de Loup-Garou au centre avec la balle entre les griffes… pour que je reprenne mes bonnes habitudes en hurlant sur tout le monde de manière extrêmement injuste.

La capitaine amazone, Maya Strong Arm, prit ses responsabilités : un bien beau blitz et une récupération de la balle dans le même mouvement… c’était sans compter les deux fantômes de Bob qui appliquèrent une prise en tenaille en bonne et due forme pour l’envoyer se reposer en position fœtale. Ne restait plus qu’à Telma la goule de ramasser la gonfle et marquer. De frustration, j’écrasai mon ramequin de guacamole sur le pif d’un gob qui passait par-là.

Sur le renvoi, nos supporters décidèrent de mettre le boxon sur le terrain. J’avais fait rentrer la lanceuse remplaçante, mais elle ne brillât pas par son habilité. La balle s’en alla visiter le public, une grosse mêlée débile se forma. Et ce fut la mi-temps.

Mince… les Amazones étaient-elles réellement menées 1 à 0 par le Mordicus Circus de Bob ?

On se ressaisit avec un bon discours de motivation dans les vestiaires : je leur expliquai par A plus B que Bob est l’incarnation maléfique du patriarcat, et voilà mes Amazones on fire !

Ça rigole moins, hein ? Les filles étaient vexées et s’appliquèrent dans leurs placements. Elles reçurent la balle, construisirent intelligemment leur attaque… Et j’ai remarqué dès lors mon équipe fait quelque chose d’intelligent, Nuffle intervient toujours de façon ironique dans nos affaires. Bob semblait en difficulté tactique…quand un de ses fantôme vint placer une manchette à la gorge de la n°7 des Rain Forest United pour l’envoyer directos en mode zombi sur le banc de touche de Bob malgré une intervention remarquée de la Chamane amazone qui rota très fort alors qu’elle pratiquait un massage cardiaque tout aussi énergique que vain.

Je pense que c’est à ce moment qu’on perdit notre concentration. La n°11 des RFU qui portait la balle fit preuve d’impatience et tenta une passe à l’arrache qui se révéla être un échec à la hauteur de la tentative d’éradication de la corruption dans la Ligue de la Châtaigne.

Mes Jaguars et leurs gros muscles entrèrent en action, et j’avoue que j’y croyais encore… jusqu’à voir une goule repousser avec ses bras gros comme un spaghetti ma guerrière de 160 livres. Et ça bastonnait, j’y comprenais plus grand-chose sinon que mes filles parvinrent on-ne-sait-comment à ramasser la balle, réalisèrent esquive sur esquive jusqu’à ce que les deux Piranhas furent lancées dans la course du siècle vers l’en-but du Mordicus Circus, cuir en main.

C’était beau comme un Nain sans poil. Mes joueuses n’étaient plus qu’à quelques coudés de l’égalisation. La foule hurlait de contentement et, pourtant assis au rang le plus haut du stade, j’entendis très distinctement Greg par-dessus tout ce bordel : « Mes dix couronnes d’or ! »

Désolé Greg. Le Loup-Garou des Mordicus Circus décida à ce moment de jouer au héros. Esquive, course, blitz. Ma joueuse s’écrasa la tronche sur le gazon et sa copine ne trouva pas mieux que de glisser alors qu’elle n’avait qu’à récupérer la balle et égaliser. Même Bob avait l’air dépité pour moi… ce qui est la pire chose qui puisse arriver à un coach.

Le reste est anecdotique. Les Rain Forest United avaient perdu le droit de prolonger l’aventure pour une nouvelle saison. Bob fêtait sa victoire en lançant des os à ses Loups-Garous qui rapportaient à leur maî-maître en remuant la queue comme des idiots de clebs. Bref, on était tombé encore plus bas que d’habitude.

Epilogue

Après le match, Bob fêtait la victoire avec ses joueurs qui ont eu pour l’occasion la permission de midi. Un Gnome-Com s’approcha de Bob. Je ne sais pas comment ils font pour marcher avec ce câble qui leur sort du…

— J’ai un appel pour vous, c’est important qu’ils disent, 

— Bob, c’est Manu. Super, bravo pour ton match t’es un champion. On t’adore avec Greg, surtout moi. D’ailleurs il a un truc à t’annoncer.

Le gnome se mit à se chamailler. 

— C’est quoi le truc ? Dites-moi vite !!! interrogea Bob

— Oui vite, parce que c’est douloureux, rajouta le gnome.

Greg reprit la parole

— Tu connais la règle à la con qui dit qu’on peut pas avoir d’équipe identique dans une même division (ho, j’ai réussi à le formuler sans bafouiller, pensa Greg)

— Oui, celle de Manu, précisa Bob

— Voilà !!! Et bien… comme t’es en D2 et que Ben est aussi en D2, et bien…comme il a aussi une équipe d’horreurs nécromantiques… et bien…dis le toi.

— Moi ? Ha non, déjà que je me farcie les autres coachs… J’ai pas le courage avec Bob.

Le gnome sentant que ça allait prendre à nouveau des plombes dit : 

— Tu ne pourras pas jouer les Mordicus Circus, faut que tu trouves une autre équipe.

Depuis la Gnome-Com a rédigé une clause de contrat en cas de dégradation du matériel.

Cinq jours plus tard, à Marienbourg.

— Bon, là c’est la bonne. Je vous souhaite un bon voyage de retour, dis-je à la Chamane.

— T’as pas oublié la recette du guacamole hafling ? me chevrote-elle.

— Nan, j’ai glissé le parchemin dans le pagne de ton fils (en tout bien, tout honneur). Allez, la marée n’attend pas.

Je dois avouer que j’eus un petit pincement au cœur quand les amarres furent rompues. La Belle Vaillante était à peine sortie du port qu’un Gnome-Com se dressait face à moi.

— Un appel pour vous, monsieur…

D’un geste, je l’intimai de se taire et refusai la communication. Je savais pertinemment que c’était Greg à l’autre bout du fil.

1 feu de foret, 2 morts et 3 coups de poignard

En ce vendredi 4 octobre, Nuffle, le dieu des dés capricieux, était de bonne humeur.

Pourquoi ? Parce qu’Ace, le coach des elfes sylvains, venait de célébrer son anniversaire ! Et quel cadeau lui offrir ? Un bon match contre les Mousseux Pétillants, redoutables elfes noirs, ennemis jurés des elfes « gentils ».

On ne peut pas dire que la fête soit restée joyeuse très longtemps…

Le match débuta plutôt bien pour les elfes sylvains, malgré deux joueurs de renfort (appelés « journaliers », mais franchement, on dirait plus des stagiaires). Ces remplaçants étaient là suite à un petit souci lors du dernier match contre une équipe de morts-vivants. Rien de grave : juste un mort et un RPM (Retour Post Mortem). Enfin bref, dès le troisième tour de la première mi-temps, un receveur elfe réussit un magnifique touchdown… Ah, s’il savait ce qui allait suivre !


Les oracles, pourtant réputés pour leurs visions mystiques, n’avaient rien vu venir. Il se murmure que Khorne, le dieu du sang et du chaos, avait jeté son dévolu sur les elfes noirs ce jour-là. Et quand Khorne a soif de sang, il ne se contente pas d’une petite gorgée. Non, il veut un banquet ! Les elfes noirs entrèrent dans une frénésie meurtrière : trois elfes sylvains tombèrent en un seul tour, dont un qui passa directement de l’arbre à cercueil. Et ce n’était que le début…


À la fin de la première mi-temps, les elfes noirs inscrivirent leur premier TD, et pas de manière discrète. Dans les tribune des elfes sortis avec la nausée , et même deux joueurs du chaos avaient décidé que c’était trop pour eux.

Un vampire passant par là lâcha un commentaire : « C’est un massacre. » Et un orque noir, après quelques grognements incompréhensibles, ajouta : « Un carnage. » (Ou du moins, c’est ce qu’on a cru comprendre. Traduction approximative.)


La seconde mi-temps débuta, et le moral des elfes sylvains commença à vaciller. Devaient-ils vraiment continuer ? C’était peut-être le moment de plier bagage, non ? Mais non, ils ne lâcheraient pas ! Dans la défaite comme dans la victoire, ils resteraient courageux, bravaches, voire légèrement suicidaires !
Ainsi, ils continuèrent le match, à 5 contre 10 (l’arbitre, dans un rare élan de lucidité, avait repéré un elfe noir en train d’agresser un receveur sans défense). Mais l’adversité n’effrayait pas nos vaillants elfes sylvains ! Ils se battirent avec tout le courage que leurs petits cœurs pouvaient offrir, jusqu’à ce que leurs cœurs, justement, soient transpercés par des poignards.


À un moment, un danseur de guerre repéra une ouverture et se retrouva à deux cases de la victoire ! L’espoir renaissait… Enfin, jusqu’à ce qu’il soit plaqué au sol et roué de coups. Mais il tint bon ! Parce que quand on est un danseur de guerre, on ne meurt pas, on fait juste une petite sieste. Sur le terrain.


Au coup de sifflet final, il ne restait plus que deux elfes sylvains debout, face à une équipe d’elfes noirs complète, ou presque. Mais ce match planta les graines de la vengeance dans leurs cœurs meurtris.
Rendez-vous au prochain match… ou dans les pages du Torchon !

Par Lino / Ace

FINALE : SUR UN AIR DE POESIE

« C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un elfe, jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Un affreux humain sans foi ni loi…

lui a brisé la nuque. »

Voici l’épitaphe que le célèbre poète Arthur Beau Rein a rédigé sur la tombe de Sylfir, le lanceur vedette des « Fils de la louve ».

En ce 25 juin, c’est effectivement un joli trou de verdure qui accueille la grande finale de la célébrissime LIGUE DE L’UNION DE LA CHATAIGNE ! Mais ce n’est pas une rivière qui chante mais bel et bien les 120000 spectateurs qui se bousculent et s’invectivent joyeusement. Tous sont impatients de voir qui des deux équipes finalistes va l’emporter. Les « Reikland Reavers » vont ils terminer en apothéose leur fulgurante remontée de fin de saison ou Les « Fils de la Louve » vont ils confirmer leur 1ère place d’avant les PlayOff. Que le plus fort (et le plus vicieux, ou le plus chanceux,…) l’emporte !

Le coup d’envoi est donné, le ballon s’envole vers le camp des Reikland Reavers. Il est vite ramassé par leur lanceur et l’avancée est précise et méthodique. Alors que la ligne offensive des Reikland Reavers s’enfonce dans les lignes elfes, les receveurs narguent les défenseurs des Fils de la Louve (Ben oui y a pas que les elfes qui esquivent).

Une mêlée sanglante se forme dans le camp des Fils de la Louve et les coups pleuvent. Alors que l’ogre et l’Homme Arbre se neutralisent mutuellement à l’écart de la mêlée, le numéro 10 des Reiklands Reavers, poing américain bien calé sur les phalanges, tente d’ouvrir une brèche. Les deux camps sont valeureux et rien ne semble vouloir faire basculer le destin. Finalement, trois événements vont pourtant tout remettre en cause.

Tout d’abord, au milieu du terrain, l’Homme Arbre abat une de ses branches sur le crâne de l’ogre, l’heure de la fin de saison a sonné pour le gros bras des Reiklands Reavers ; il sort sur une civière.

Ensuite, dans la mêlée, comme pour donner une réponse aux elfes et remonter le moral de ses camarades, le blitzeur n°10 assène un coup terrible au lanceur elfe (et la fin de l’histoire on la connaît, voir plus haut…).

Enfin, toujours dans la mêlée, le lanceur humain tente de se dégager pour passer le ballon à un de ses receveurs démarqué. Malheureusement il rate son esquive et le ballon roule jusqu’aux pieds… d’un elfe.

Ramassage, course en avant, temporisation et Touchdown.

Mi-temps

Au retour des vestiaires les Fils de la Louve sont confiants, trop confiants. Les Reiklands Reavers sont bien déterminés à effacer ce petit rictus sur le visage de ces p***** d’elfes (à vous de deviner : précieux elfes, percutants elfes, pauvres elfes???).

Remise en jeu pour les elfes. Cirth, leur capitaine, s’empare du ballon, feinte à droite puis, profitant de sa vélocité légendaire, part à gauche, les Reiklands Reavers sont dans le vent.

Mais c’était sans compter sur le courage et l’opiniâtreté d’un de leurs tacleurs. Celui-ci n’hésite pas à s’engouffrer dans la défense elfe et il se présente seul devant leur capitaine (bonjour ça va, je me présente, je suis celui qui va te mettre un grand coup de pied dans les rotules) et vlan, Cirth est sonné ! Malheureusement pour les Reiklands Reavers, les elfes récupèrent le ballon et c’est le deuxième wardancer de l’équipe qui s’envole vers l’en-but…Touchdown. Deux à zéro !

Ça sent le roussi pour les Reiklands Reavers mais comme le numéro 10 a encore dégainé son poing américain et sorti un autre joueur, on y croit quand même.

Remise en jeu. Le ballon est vite entre les mains d’un des receveurs des Reiklands Reavers. Il fonce vers le touchdown, pas le choix, face à la rapidité des elfes, il faut s’arracher. Malheureusement, il s’arrache…les ligaments. Le ballon roule…Il est ramassé par un elfe…il est passé à un autre elfe…qui marque un Touchdown : Trois à zéro. Il ne reste plus qu’un tour aux Reiklands Reavers pour tenter de sauver l’honneur.

Le légendaire courage des elfes fait qu’ils mettent 3 pauvres linemen sur la ligne et tout le reste de l’équipe reste en arrière. Résultat de la confrontation, deux KO et un blessé (dans le coin y a un gars avec un poing américain…).

Coup de sifflet final sur cette première saison de la LIGUE DE L’UNION DE LA CHATAIGNE. Les Fils de la Louve sont les champions et ils n’oublient pas de saluer leurs valeureux adversaires, les Reiklands Reavers. Belle partie, bien disputée !

Les elfes soulèvent le trophée et n’oublient de se tourner vers les tribunes, là où se trouvent les organisateurs de cette belle compétition, les grands commissaires Greg et Bob. Ils leur dédient une partie de leur victoire. Merci pour cette belle compétition.

« C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. »

C’est un petit coin champêtre…Où on se tape sur la gueule !

A l’année prochaine.

PETITE FINALE : VICTOIRE QUI PIQUE

La petite finale de la Ligue de l’union de la Châtaigne s’est jouée hier soir dans le stade à ciel ouvert des Grands Ducs. Il n’y avait pas beaucoup de public pour voir s’opposer Les Ork-Epic, 2eme au classement de la ligue, contre les Grands Ducs, 7ème.Les paris donnaient les Ork-Epic vainqueur, comme si le match était déjà joué. Ce qui n’était pas faux. 

Et pourtant, au début du match les Grands Ducs ont lancé l’offensive. Bien que le coup d’envoie des nains est laissé la possibilité à un orc noir de porter le ballon,  Teifan Tueur de Troll numéro 05 est arrivé  à se frayer un chemin à travers les zones d’embûches pour pousser grâce à sa frénésie et quelques soutiens l’orc dans le public. Ce dernier ressortira commotionné de cette mauvaise expérience. Le public relança le ballon dans les mains d’un blitzer nain. Les yeux des coachs brillent, la partie risque d’être tendue. Mais cela ne fut que de courte durée (même si le match en lui même à bien durée 3h). 

Les nains ont usé de malchance avec certainement de mauvais choix envahi par le désespoir qu’était le coach Bob, tandis que Les Orcs Noirs faisaient le ménage sans ménagement à travers les lignes naines. Teifan le Tueur de Troll proche de la ligne s’est retrouvé lui aussi dans le public poussé par un gob. Tandis que le blitzer nain qui avait la balle en main a tenté de foncer pour se mettre à l’écart. Mais il s’est déséquilibré une première fois, a tenté de se rattraper et a chuté perdant le ballon dans la foulée. Il n’en faudra pas plus pour qu’un gob ramasse le ballon et « aïe » l’écraser au dernier tour dans la zone d’en-but des nains.

Bien que les nains aient été en réception, la deuxième mi-temps sera aussi un festival pour les OrK-Epic qui marqueront leur deuxième touchdown, les doigts dans le nain. Et concluant ainsi la petite finale par leur victoire,  et par là même leur première saison.

Un match très difficile pour les nains qui même s’ils ont l’habitude des défaites n’étaient pas prêt à un échec aussi cuisant. Nous les avons vu sortir du stade la barbe entre les jambes et en maugréant Nuffle. Chose étrange, aucun de leur fan dévoué n’a quitté le stade durant la partie. Certainement abasourdis par ce qu’ils voyaient. 

Note de la Rédaction : apparemment, nous nous serions trompé de coach. Bon, peut être. Mais bon, au fond, il disent tous la même chose quand ils perdent.

Tandis que Les Ork-Epic dans l’euphorie générale pour avoir remporté la troisième place, commençaient déjà à recompter l’argent de la prime.

Même si nous connaissons l’esprit revanchard des nains, la question peut se poser de revoir les Grands Ducs la saison prochaine. Gageons tout de même que nous reverrons ces deux équipes s’affronter à nouveau, et voir les Grands Ducs devenir une grande équipe. Bon, même si cela reste des nains.