Catégorie : Saison 05

Bonne Année 2026 ?

Moi j’aime pas trop. Déjà comme tous les ans, on change d’année. A peine a t on eu le temps de s y habituer qu’il faut à nouveau modifier les derniers chiffres. J’aime pas. C’est comme les jours … toujours pas compris pourquoi on doit changer de numéros tout les jours. Vraiment j’aime pas.

En plus, un ami néchronomathémanticien m’a expliqué que 2026, ça donnait 1. Si ! Je vous jure que quand il m’a expliqué j’ai tout compris. Mais pour lui c’était super parce que ça voulait dire qu’on allait démarrer une nouvelle période. Et que tout était possible. Page blanche. C’est sur qu’il a jamais joué à Blood Bowl pour me venter les mérites du 1. Si 2026, c’est le signe du 1… autant passer à 2027 direct.

Une fois que j’ai dit ça, je vais quand même me plier à la demande de mes collègues coachs. C’est leur coté traditionaliste, et hypocrite. Ils vous souhaitent à vous, les coachs ainsi qu’à ceux qui se seraient perdu à lire ça, d’être à l’heure pour rendre vos feuilles de match, d’être aussi motiver pour jouer dans la joie et la bagarre, de laisser gagner les commissaires un peu plus, et surtout une belle et heureuse année 2026 !!!

Et moi, je vous souhaite un joyeux POISSON D’AVRIL !!!! Je vous ai dit j’aime pas…

Les Chèvres du Pentagramme

De quoi vous rendre chèvre

Les Beasts of the Beasts savent recevoir ! L’avant-match de cette quatrième
journée fut l’occasion de démontrer leur sens de hospitalité : rituels de sang, vente de
pulls moches de Noël en cachemire, distribution de lait de chèvre au public… avec en
point d’orgue la prestation remarquée du groupe Korn. Accompagnée d’un fier aréopage
constituant leur staff, la harde des Beasts pénétra sur le terrain sous les brames rauques
de leurs fans, particulièrement d’un groupe de légionnaires (du chaos) amourachés.
La hasard désigna les amazones des Rain Forest United pour donner le coup
d’envoi. Grâce à leur habile botteuse, la balle atterrit en fond de ligne. Entraînée par
l’enthousiasme des spectateurs, la première ligne des Beasts donna joyeusement la
charge. Euphorique, Minos le Minotaure, emporté par son élan, fut le premier surpris de se
retrouver isolé dans le camp des amazones. Les puissantes Jaguars entrèrent dans la
danse et un furieux boxon se formait déjà en milieu de terrain.
Pendant ce temps, une course poursuite s’organisait pour le contrôle de la balle. À
ce petit jeu, ce fut Gor’Gor le Chef qui avec autorité posa la patte sur le ballon. Grâce à
une passe surprenante, une biquette esseulée s’enfuit vers l’en-but adverse. Ni une, ni
deux, la plus proche des Jaguars vint coller l’inconvenante contre la ligne de touche.
Insuffisant : avec l’agilité d’un chamois, Mor’Gor sautilla par-dessus les guibolles bronzées
pour ouvrir le score.
Sur le renvoi, les amazones se rebiffèrent. Anayanzin Raining Blood éplucha le n°5
des Beasts en descente de lit. Après une attaque côté gauche et une judicieuse
transmission aux petits oignons, la n°8 des RFU vint égaliser, profitant du grand ménage
opéré par les Jaguars. Égalité (mais pas fraternité) à la mi-temps.

Les Lettres de mon Bourrin

Rien n’était donc joué . Sur leur banc, les amazones buvaient du maté et
rêvaient de retourner l’étable. Malgré deux filles KO, elles réussissaient à aligner une
équipe complète et bénéficieraient de la possession de balle. Avec un peu de malice, la
victoire était à portée de plume.
Et comme d’habitude, rien ne passa comme prévu.
Coach Romu donna pour consigne de percer une nouvelle fois à bâbord. Sauf que
les filles pêchèrent point de vue coordination et s’encastrèrent sur un rempart de cornes.
Une Jaguar se retrouva bien vite en bord de touche et préféra feindre la syncope plutôt
qu’être accueillie dans les gradins par les légionnaires en ébullition. Une fille de la jungle
trop confiante se fit renverser et échoua à l’infirmerie. La fébrilité s’empara des
amazones : sur une simple transmission arrière, la balle leur échappa.
Le narrateur doit interrompre son récit pour souligner l’importance de ce que l’on
nomme les moments de vérité. Car il est dans les matchs de Blood Bowl comme dans la
vie – au gré du caprice du destin ou d’un jet de dés de crotte (de bique) – de ces instants
où le sort d’une bataille se renverse soudain, le soleil cède à une météo de Bretonnie,
Blanquette dévore le loup.
Qu’elle était jolie cette numéro 11 avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier,
ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient
une houppelande *. Toute courageuse, elle s’élança pour affronter cornes en avant la
meilleure botteuse de Lustrie… et l’empala sur le pré. « Je vois des morts » souffla un petit
garçon au premier rang. On convoqua urgemment la vieille shaman amazone qui déploya
ses dons acupuncture pour lutter contre les verrues. En vain. Nojoch avait rejoint la
Grande Canopée et jouait à présent de l’ocarina avec ses Ancêtres.

Le n°7, Bul’Gor la brute, s’empara avec assurance du cuir et fonça comme un cabri
vers l’en-but. Une Jaguar tenta de lui chatouiller l’anneau nasal mais s’emmêla
lamentablement les pinceaux. 2-1 pour les Beasts of the Beasts qui conservèrent
tranquillement l’avantage jusqu’à l’issue du match.
Un tonnerre d’applaudissements dégringola des tribunes pour célébrer la
(provisoire) première place de division des Beasts. Coach Fumble venait de prouver
qu’une victoire contre-nature était possible en imposant un style subtil (on exagère peut-
être) et ceci malgré un minotaure converti à la non-violence. Quant aux amazones, elles
remballèrent vite fait pagnes et perroquets. La bamboche, c’était terminée. Interviewé par
nos journalistes, coach Romu philosopha à la Cantona : « Quand les chèvres suivent le
chalutier, se taper une équipe dont l’acronyme est BoB n’est pas le gage d’un triomphe
certain ». Je laisse au lecteur la libre interprétation de ce propos…

*Merci, Alphonse D.

SAMAIN IV, un équilibre des saveurs

Le week-end du … non… c’était un samedi … ou un dimanche ? Bon, c’était il y a 2… ou 3 semaines ?
Vers la Samain. 10 coachs… non 9, non 10… 9. C’est bon on s’arrete là ? Encore une fois les inscriptions au tournoi n’ont pas été des plus aisées. Tout ça pour finir à 9 coachs. Dommage, mais cela ne nous a pas empêché de jouer.

Les 9 coachs inscrits… non, présents… étaient : Bob (Horreur Necromantik), Fumble (Mort-Vivant), Jerom (Nordik), Ace (Nainsmazone), Greg (Ork), Astra (Hommes Lézard), Ethan (Bas-Fond) et Antoine (Humain). Et comme vous pouvez le constater Manu n’était pas la. J’avoue avec Greg, ça nous a soulagé. Par contre, il a fallut faire un discours à sa place. Celui d’un autre Manu a très bien fait l’affaire. On y a vu que du feu. Extraits :

Durant plusieurs semaines, nous avons préparé, agi. Les personnels des hôpitaux, médecins, infirmiers, ambulanciers, les agents des Samu et de nos hôpitaux, les médecins de ville, l’ensemble des personnels du service public de la santé en France sont engagés avec dévouement et efficacité. Je veux aussi, ce soir, saluer le sang-froid dont vous avez fait preuve. Tous, vous avez su faire face en ne cédant ni à la colère, ni à la panique. Cependant, mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir avec beaucoup de gravité, de lucidité mais aussi la volonté collective que nous adoptions la bonne organisation, nous ne sommes qu’au début…

Mes chers compatriotes, toutes ces mesures sont nécessaires pour notre sécurité à tous et je vous demande de faire bloc autour d’elles. On ne vient pas, en effet, à bout d’une crise d’une telle ampleur sans faire bloc. On ne vient pas à bout d’une crise d’une telle ampleur sans une grande discipline individuelle et collective, sans une unité. 

La France Ligue unie, c’est notre meilleur atout dans la période troublée que nous traversons. Nous tiendrons tous ensemble.

Vive la République ! les Commissaires, surtout Bob !
Vive la France ! L’Union de la Châtaigne !

C’est beau!!!

Les règles pour inscrire son équipe étaient celle de la parité danoise. Une règle officielle trouvée sur le site de la NAF.

Nos chers reporters gobelins voulant testé « La Pelle Forte », la nouvelle bière sponsor du tournoi nous n’avons pu recueillir que très peu de données sur les évènements de la journée. Le résumé que nous avons eu est qu’elle avait un « bel équilibre des saveurs et une amertume puissante, à consommer fraîche entre 9° et 11°, avec des grillades ou du fromage ». Mouais, je doute qu’il est fait aussi froid. Mais c’est vrai qu’une petite saucisse grillée pour regarder un match de Blood Bowl, c’est sympa !

Photo non contractuelle.

RéSUME

De la nouveauté dans les coups d’envois et la météo.

Ronde 01

Ronde 02

ronde 03

PODIUM

Ben, Jerom, Greg et au loin Fumble. Tiens ?! Y a pas Manu.

Red is (not) Dead

Hommes-Lézards de toutes les Cités-Temples, unissez-vous !

Les matchs se suivent et se ressemblent pour les amazones des Rain Forest United (RFU pour les intimes). Après le triomphe face à une équipe de Mycelium Paradise décimée, bonne dernière de la division Bleusaille, c’est contre une autre équipe diminuée par les implacables Snotlings de Snot Lives Matter que les guerrières de la jungle s’alignaient ce soir-là : les Crocomuniste du camarade Hydrasil… sans la moitié de ses Saurus.

            Comme à son habitude, plein de morgue et de confiance en lui, le coach Romu entra sur le terrain à la tête de ses joueuses, arborant un magnifique coupe-vent en peau de Kroxigor bleu et coiffé d’une chapka en poil de nez de Chameleon. Insensible à la provocation, le camarade Hydrasil se contentait de lisser avec dédain le pli de son col Mao. Afin d’éviter la déroute, il avait organisé un petit entraînement prolétaire de dernière minute puis fait appel à l’Internationale des Sangs-Froids pour louer les services du champion du peuple Anqi Panqi. Néanmoins, pour les RFU la victoire semblait à porter de mitaine, avec en vue l’ambition de s’installer provisoirement sur le podium de la division.

            Mais c’est Blood Bowl, n’est-ce pas ? Et comme d’habitude, rien ne se passa comme on aurait pu s’y attendre.

            Avec (trop de) nonchalance, les amazones donnèrent le coup d’envoi… qui s’égara dans les gradins. Dès l’entame, Croc’Lénine envoya un bourre-pif à la n°8 des RFU qui l’expédia fissa aux pays des rêves. La réplique fut immédiate, la Jaguar Anayanzin Raining Blood appliqua un point de compression sur la nuque d’un skink journalier qui n’aura joué que 53 secondes dans toute sa carrière, avant qu’une autre amazone ne rejoigne le banc des assommés. Bref, le public était ravi.

            Contre toute attente, l’intensité du match baissa. Les amazones, ces bourgeoises dégénérées, firent preuve d’un relâchement coupable en défense. Il n’en fallait pas plus au kawaï Lez’Poutou pour foncer et ouvrir le score sans coup férir, inscrivant ainsi son 3ème touchdown en 3 matchs ! 1 à 0 pour les Crocomuniste.

            Vexées comme des poux, les RFU gardaient l’espoir d’égaliser avant la pause. C’était sans compter sur la terrible crise d’éco-anxiété qui frappa leur capitaine dès la remise en jeu. La Python Maya Strong Arm ne parvint jamais à ramasser la balle malgré 6 tentatives consécutives ! De rage, une Jaguar propulsa un malheureux skink journalier non syndiqué dans le public qui s’en fit un sac à main.

La Place Rouge était vide

À la mi-temps, la caméra de Cabalvision repéra Jeff Baise-Os parmi les spectateurs. Notre journaliste se précipita auprès du célèbre nécromant (qui habituellement ne quitte jamais sa Sombre Citadelle en Naggaroth) : « les Amazones, c’est un peu grâce à moi ! », déclara-t-il.

            L’équipe Crocomuniste revint sur le terrain avec seulement 7 joueurs. Les spécialistes de comptoir affirmèrent que la profondeur du banc des RFU ferait rapidement la différence. Effectivement, et malgré une belle défense anti-impérialiste d’Anqi Panqi, il ne fallut peu de temps avant que les amazones n’égalisent après une passe contrôlée. Au passage, la Jaguar Atziri se paya le luxe de mettre fin aux fines répliques du Saurus Croc’Lompret en le commotionnant.

            Il restait à peine assez de Lézards pour jouer au Cul-de-Chouette (avec les règles à l’Aquitaine). Les RFU en profitèrent pour placer un blitz agressif en arrière-ligne dès la remise en jeu. Malheureusement, en fonçant la Piranha glissa sur une peau de skink qui avait mué comme la voix d’un adolescent et retomba pile sur le haut du crâne. Nuffle est un sacré galopin.

            La suite fut une mêlée confuse où les Crocomuniste perdirent la balle, Marxigor joua avec sa queue en vain (vous avez l’esprit mal placé) et les amazones s’emparèrent du cuir… mais oublièrent de le transmettre pour la course de la dernière chance. Un vrai foutoir. Du Blood Bowl de débutant comme on l’aime.

            1 partout au coup de sifflet final. Pas de grand soir. Aucune équipe n’avait remporté le Trophée de la Liane d’Or qui se dispute uniquement entre équipes lustriennes. La Lutte des Classes serait remise à un autre jour.

Romuald