Auteur/autrice : Ace

Quand les Elfes volent… c’est surtout dans les gradins !

Une première mi-temps cauchemardesque

La saison ne pouvait pas plus mal commencer pour les Punching Ball Agile. Sous une pluie battante qui rendait le ballon aussi glissant qu’une anguille, tout tourna rapidement au désastre.

Dès le premier tour, les Nordiques du Skal frappèrent sans retenue : trois Elfes furent mis KO d’entrée, et la défense sylvaine perdit déjà sa légèreté habituelle. Et le cauchemar ne faisait que commencer.

Au tour 2, Faelivrin, danseur de guerre et étoile montante, se retrouva face à… un cochon. Oui, un Beer Boar nordique, qui le chargea sans prévenir, le projeta dans la boue, et l’acheva. Verdict : Retour Post Mortem. Les gradins nordiques éclatèrent de rire.

Au tour 3, c’est Luthien Tinuviel, l’autre danseuse de guerre, qui fut pulvérisée par un Berserker. Plaquée, piétinée, et elle aussi condamnée à ne plus jamais danser. Les Elfes perdaient leurs deux joyaux en moins de dix minutes.

Et pourtant… contre toute attente, les Elfes trouvèrent les ressources pour répondre. Malgré la pluie, malgré la boue, Idril Celebrindal récupéra la balle et orchestra une série d’actions audacieuses. Après plusieurs esquives et une transmission risquée, Lindir s’infiltra et marqua au tour 5.

Un rayon de soleil perçait au milieu de la tempête : 1–0 pour les Punching Ball Agile.

Comme si cela ne suffisait pas, le lineman #4, Elenath, fut lui aussi envoyé en RPM au tour 7. Quatre morts en une mi-temps : les dieux du Chaos n’auraient pas fait mieux.

Mais le Skal ne tarda pas à rappeler sa brutalité. Serrant leur cage, les Nordiques progressèrent inexorablement. Et juste avant la pause, la Valkyrie #5 transperça la défense et égalisa au tour 8. Score à la pause : 1–1.

La deuxième mi-temps : du génie et du drame

Le ciel s’éclaircit, mais pas le jeu. Au tour 3, alors que le Skal temporisait avec sa Valkyrie, un lineman nordique céda à la tentation de l’agression. Résultat : double 1, expulsion immédiate. Le public hilare scandait déjà « dehors, dehors ! ».

Le tour 4 fut un tournant : les Elfes, à force d’esquives suicidaires, parvinrent à coller au porteur de balle. Blitz à deux dés avec Arracher le ballon : premier jet, un push. Relance… et double crâne ! Le porteur resta debout, mais la balle ne fut pas à l’abri pour longtemps.

Alors vint le moment héroïque, l’action qui marquera les annales. Au tour 7, Mithrellas (#9) arma son bras pour une tentative insensée : une passe de 13 cases, la distance maximale autorisée par les règles. Le ballon fendit l’air comme un éclair, traversant tout le terrain sous les cris incrédules du public. Contre toute logique, la bombe arriva parfaitement dans les mains de Gilraen, qui s’élança et marqua. Les Elfes reprenaient l’avantage : 2–1 !

Mais Blood Bowl est cruel. Dans les ultimes secondes, au tour 8, la même Valkyrie #5 surgit de nouveau, perça la défense sylvaine épuisée, et arracha l’égalisation. Score final : 2–2.

Vendredi 13 : Quand les Elfes Sylvains Ont Vu Rouge (Et Noir, Et Cornes)

Un match un vendredi 13, Elfes sylvains contre Élus du Chaos. Que pourrait-il se passer de mal ?

Spoiler : Tout.


Pour commencer, les Elfes étaient déjà mal partis avec un joueur en moins. Vanuath le Psychopathe, un danseur de guerre « fiable », avait reçu une chope en pleine tête dans un match. Résultat : forfait. Mais heureusement, leur poids lourd, un effroyable Homme-Arbre appelé Jean Racine, faisait ses débuts tant attendus. Une star en devenir, bien enracinée dans la stratégie, sauf quand il s’agit de ne pas se faire marcher dessus.


Avant le coup d’envoi, un humain dans les gradins cria : « Un bon elfe est un elfe mort ! ». Les rires fusèrent… surtout du côté des Élus du Chaos.
Le match débuta dans la joie et la bonne humeur pour les Elfes, galvanisés après un « match amical »  (comprendre : massacre) contre les Black Phoenix Slayers, des nains connus pour leur amour de la bière et leur haine des choses avec de longue jambe et des oreille pointu.
Les Blood Moon’s Bulls, l’équipe du Chaos, obtinrent le premier tour. Coïncidence ?

Suspicion de Tzeentch.
Tour 1 :
Dès le coup d’envoi, un lanceur elfe positionné un peu trop en arrière (mais pas assez apparemment) se fit envoyer dans les tribunes d’un coup de corne bien placé par Corne-Sanglante, un Homme-Bête qui tenait plus de la bête que de l’homme.
Tour 2 à 4 :
Le Chaos forma une cage aussi solide qu’une bête de Nurgle, et, avec un danseur de guerre en moins, les Elfes peinaient à briser la formation. Une odeur de putréfaction s’éleva soudain de la cage. Résultat : plusieurs spectateurs (surtout des Halflings) se mirent à vomir ou à s’évanouir. Une situation dramatique… sauf pour trois Ogres qui en profitèrent pour acheter leurs places et admirer le spectacle de plus près.
Le Chaos marqua grâce à cette cage. Qu’importe ! Les Elfes restaient confiants : « On va rebondir », disaient-ils. À ce moment-là, personne n’eut le cœur de leur dire que les rebonds, c’était plutôt pour le ballon.
Tour 5 :
Un danseur de guerre fila comme le vent et n’était plus qu’à trois cases de l’en-but. L’espoir renaissait ! Enfin… jusqu’à ce qu’un Homme-Bête le plaque au sol et le piétine avec ses sabots. Mais attention, car comme dit précédemment : « Quand on est un danseur de guerre, on ne meurt pas. On fait juste une petite sieste. Sur le terrain. »
Le ballon atterrit dans les tribunes. Un Ogre (le même, probablement) le rattrapa, le lança à l’autre bout des gradins, où un gros Ork le récupéra et l’envoya sur le côté gauche du terrain. Résultat ? Beaucoup de Chaos, très peu d’Elfes.
Le Chaos marqua un second touchdown.

Deuxième mi-temps :
Début de la deuxième mi-temps, les Elfes tentèrent une percée héroïque avec un attrapeur. Ce dernier, fidèle à son surnom, « le Molesté », se fit évidemment… molester. Comme son collègue danseur, il termina sa course au sol, accompagné d’un ballon qui retourna à nouveau dans les tribunes. Cette fois, c’est un autre Gros Ork (une invasion ?) qui lança la balle à deux cases du milieu de terrain, entre deux Guerriers du Chaos qui avaient visiblement choisi Khorne comme sponsor principal.
Malgré tout, Erevan le Toxicomane, un autre attrapeur, fit une série d’esquives miraculeuses : 5+… ramassage 5+… passe 6+ ! C’était magnifique ! C’était épique ! C’était un touchdown pour les Elfes !!!!
Enfin… ça aurait dû l’être, si un Homme-Bête n’avait pas intercepté la balle à la dernière seconde. Le stade explosa de rires, de cris, et, apparemment, de Slaanesh, attiré par tant d’émotions.
Tour 13 :
La défense des Elfes devint une passoire. Le Chaos marqua son troisième touchdown. À ce moment, même Nuffle, le dieu capricieux des dés, aurait eu envie de changer de chaîne.
Tour 16 :
Les Elfes, pourtant malmenés, n’abandonnèrent pas. Un des deux stagiaires recrutés pour compléter les trous dans l’équipe parvint même à envoyer valdinguer deux Hommes-Bêtes. Une performance qui aurait été plus impressionnante si elle avait eu lieu avant la fin du match.
Malgré l’opposition des Dieux Sombres, les Elfes terminèrent le match debout. Enfin, « debout »… sauf pour les quatre joueurs éliminés, dont trois en commotion et un en RPM ( encore une fois : Retour Post Mortem).

Jean Racine, l’Homme-Arbre, fut un rayon de soleil dans cette journée d’ombres. Non seulement il ne s’est jamais enraciné, mais il a prouvé qu’il était peut-être le seul Homme-Arbre à mériter le titre de coureur olympique.

Conclusion :
Ce qui fit perdre les Elfes ce jour-là ? Les Dieux du Chaos ? Non. C’était Nuffle. Toujours lui.
Rendez-vous au prochain massacre… ou dans les pages du Torchon !

Coach Ace

1 feu de foret, 2 morts et 3 coups de poignard

En ce vendredi 4 octobre, Nuffle, le dieu des dés capricieux, était de bonne humeur.

Pourquoi ? Parce qu’Ace, le coach des elfes sylvains, venait de célébrer son anniversaire ! Et quel cadeau lui offrir ? Un bon match contre les Mousseux Pétillants, redoutables elfes noirs, ennemis jurés des elfes « gentils ».

On ne peut pas dire que la fête soit restée joyeuse très longtemps…

Le match débuta plutôt bien pour les elfes sylvains, malgré deux joueurs de renfort (appelés « journaliers », mais franchement, on dirait plus des stagiaires). Ces remplaçants étaient là suite à un petit souci lors du dernier match contre une équipe de morts-vivants. Rien de grave : juste un mort et un RPM (Retour Post Mortem). Enfin bref, dès le troisième tour de la première mi-temps, un receveur elfe réussit un magnifique touchdown… Ah, s’il savait ce qui allait suivre !


Les oracles, pourtant réputés pour leurs visions mystiques, n’avaient rien vu venir. Il se murmure que Khorne, le dieu du sang et du chaos, avait jeté son dévolu sur les elfes noirs ce jour-là. Et quand Khorne a soif de sang, il ne se contente pas d’une petite gorgée. Non, il veut un banquet ! Les elfes noirs entrèrent dans une frénésie meurtrière : trois elfes sylvains tombèrent en un seul tour, dont un qui passa directement de l’arbre à cercueil. Et ce n’était que le début…


À la fin de la première mi-temps, les elfes noirs inscrivirent leur premier TD, et pas de manière discrète. Dans les tribune des elfes sortis avec la nausée , et même deux joueurs du chaos avaient décidé que c’était trop pour eux.

Un vampire passant par là lâcha un commentaire : « C’est un massacre. » Et un orque noir, après quelques grognements incompréhensibles, ajouta : « Un carnage. » (Ou du moins, c’est ce qu’on a cru comprendre. Traduction approximative.)


La seconde mi-temps débuta, et le moral des elfes sylvains commença à vaciller. Devaient-ils vraiment continuer ? C’était peut-être le moment de plier bagage, non ? Mais non, ils ne lâcheraient pas ! Dans la défaite comme dans la victoire, ils resteraient courageux, bravaches, voire légèrement suicidaires !
Ainsi, ils continuèrent le match, à 5 contre 10 (l’arbitre, dans un rare élan de lucidité, avait repéré un elfe noir en train d’agresser un receveur sans défense). Mais l’adversité n’effrayait pas nos vaillants elfes sylvains ! Ils se battirent avec tout le courage que leurs petits cœurs pouvaient offrir, jusqu’à ce que leurs cœurs, justement, soient transpercés par des poignards.


À un moment, un danseur de guerre repéra une ouverture et se retrouva à deux cases de la victoire ! L’espoir renaissait… Enfin, jusqu’à ce qu’il soit plaqué au sol et roué de coups. Mais il tint bon ! Parce que quand on est un danseur de guerre, on ne meurt pas, on fait juste une petite sieste. Sur le terrain.


Au coup de sifflet final, il ne restait plus que deux elfes sylvains debout, face à une équipe d’elfes noirs complète, ou presque. Mais ce match planta les graines de la vengeance dans leurs cœurs meurtris.
Rendez-vous au prochain match… ou dans les pages du Torchon !

Par Lino / Ace