Il pleuvait beaucoup ce jour-là, heureusement on avait des capuches
C’est avec une équipe gobeline des Mycelium Paradise fortement diminuée après le match d’ouverture perdu (de peu) que le coach Simon s’est présenté face aux fières amazones des Rain Forest United (au quasi complet, elles).
Diminuée Mycelium Paradise ? Et pas qu’un peu : Seaf le Doom Diver et surtout Chad le Fanatic récupéraient de méchantes commotions. Pour compenser, coach Simon choisit d’approcher les arbitres avant le coup d’envoi pour éviter les « erreurs d’appréciations futures » mais son équipe vida aussi le bar de l’ACAV (l’Association des Chiens d’AValanche) sans demander la permission.
Dès le début de ce match de la journée 2, il était clair que Nuffle avait désigné ses favoris et ce n’était certainement pas les peaux vertes. En premier lieu, le ciel s’ouvrit comme la panse d’un Nurgle Rooter pour écraser le terrain sous une averse dantesque qui se prolongera toute la partie. Puis dès le coup d’envoi des amazones, le gobelin désigné à la courte paille pour récupérer la balle cuvait déjà la gnôle ingurgitée sur le banc de touche. Résultat : la Piranha Yatziri « Blue Wind » (aucun rapport avec ses problèmes gastriques) s’engouffra dans la défense avec la grâce d’un de ces elfes horripilants pour subtiliser la vessie de porc avant de franchir la ligne de marque sans rencontrer aucune opposition.
Coach Romu haussa alors les épaules : 1-0, rien n’était joué. C’était juste un petit pas-de-chance pour le coach Simon et ça ne pouvait pas durer. Erreur ! la Poisse (avec une majuscule) ne faisait que prendre place en ronronnant sur les genoux calleux et poilus de coach Simon.
Certes, tout au long du match le bombardier-fou et le minus à la tronçonneuse (astucieusement camouflée dans son caleçon, avec tous les risques que ça comporte) firent chuter de nombreuses amazones un peu trop confiantes, mais sans réellement faire de gros bobos.
Il faut bien avouer que gagner un match sans jamais réussir à se saisir de la balle, c’est moins facile. À force de ne pas tenir la gonfle rendue glissante par la pluie, les gobelins virent les guerrières de Lustrie y poser la main et aggraver la marque juste avant la mi-temps, bien aidées en cela par les deux trolls Edouard et Khil, de grands timides, qui distribuaient à leurs adversaires plus de caresses que de claques (el son tro minionnes lè philles – bave, bave, cœur avec les doigts).

C’est le chant du Psylo qui supplie…
Lueur d’espoir en début de cette 2ème mi-temps pour les gobelins qui, non seulement purent aligner leurs armes secrètes, mais arrivèrent enfin à placer un mouvement intelligent (le mot est fort, avouons-le) en encadrant la porteuse de balle avec les deux gros-bras. Pas de bol, un troll se fit coucher par le revers d’une des gamines de la jungle (elle a dû toucher un nerf), puis – Ô sublime acmé de cette partie ! – Boomer restera dans l’histoire de la division Bleusaille avec son raté majestueux de lancé de bombe au plus mauvais moment pour aboutir à un nouveau touchdown plein d’altruisme des RFU (entre copines on se transmet la balle, c’est normal).
Les Mycelium Paradise allaient-ils sauver l’honneur ? Définitivement non, car pour cela faut-il encore en avoir. Aucun troll ne put lancer de gobelin ce jour-là. Pire, les belles amazones en profitèrent pour enfoncer le clou (et un doublé de Yatziri « Blue Wind »). 4-0 pour les joueuses d’outre-mer.
Alors que retenir de cette rencontre ? Que les gobelins ne savent pas jouer sans tricher (on le savait déjà) ? Que les trolls ont des sentiments ? Un peu tout ça, mais un reporter bien renseigné souligna à Cabale Vision que la vieille soigneuse des Rain Forest United aurait été vue avant le match glisser sous le banc de touche des Mycelium Paradise plusieurs poupées-vaudou percées de multiples aiguilles.
« Mangez-moi ! Mangez-moi ! Mangez-moi ! » chantait encore la foule des supporters lustriens quand le dernier gobelin avait depuis longtemps regagné piteusement les vestiaires.
Romuald.

« Et dire qu’on a raté ça ! », s’exclame le capitaine des Chevaliers de la nuit.
Mais à ce rythme là on devrait retrouver ces charmantes amazones chez les Kadors. Et là, on ne devrait pas les rater 😀
C’est beau !! Moi voilà être Gob’ … Quand sous la pluie il fait froid ! Je me ferais « en gros rat » pour me blottir dans tes bras (Oh l’Amazone !!!) Le Gob’ vaincra !!! (Mais un autre jour….) Force et Honneur, Farce et Attrape (si possible)
^^
Une belle omelette aux champignons… gare aux amazones elles visent les oeufs !!!